10.06.2009

Message de Marielle de Sarnez aux militants et sympathisants d'Ile de France et d'ailleurs

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Chers adhérents de l’Ile-de-France,

Je veux tout d’abord vous remercier de l’engagement qui a été le vôtre tout au long de cette campagne.

Nous portions l’idée d’une Europe de citoyens, plus proche, plus humaine, dans laquelle, en citoyens, nous aurions notre mot à dire, dans le sens d’une société plus responsable, plus durable.

Vous avez défendu activement cette idée. Merci pour votre présence chaleureuse dans toutes les réunions qui se sont tenues, et particulièrement la dernière d’entre elles dans une Mutualité vibrante toute aux couleurs du MoDem. Merci pour votre présence forte sur le terrain, sur les marchés, que nombre d’entre vous ont arpenté pendant des semaines à la rencontre de nos concitoyens.

Tous, vous avez tous mené une campagne formidable. Raison pour laquelle la déception est encore plus forte devant un résultat si loin de nos espérances, et qui n’a pas permis de voir l’élection de Fadila Méhal et de Bernard Lehideux. La politique est souvent injuste. Je le dis en pensant à eux.

Je sais la tristesse qui est la vôtre depuis dimanche. Les derniers jours de campagne ont vu la cristallisation d’un vote que j’analyse comme « apolitique » autour d’une idée rassembleuse : la défense de la planète. Ce vote s’explique en partie par un rejet des formes traditionnelles de la politique. Ceci doit nous interpeller pour l’avenir.

Comme doit nous interpeller le fort taux d’abstention de cette élection, en particulier chez les jeunes. On ne peut plus construire un projet européen abouti sans que les citoyens y participent. Il faut qu’émerge une véritable démocratie européenne, avec un « gouvernement » et des orientations politiques choisis par les Européens eux-mêmes.

Cet échec électoral, nous devons bien l’analyser pour le comprendre et en tirer les enseignements utiles à la construction de notre mouvement. En revenant à l’essentiel, c’est-à-dire aux idées, aux valeurs, aux principes qui sont l’essence même de notre engagement démocrate. Si nous sommes là, au MoDem, rassemblés autour de François Bayrou, c’est que nous croyons que la démocratie française a besoin d’une forme nouvelle d’engagement et de projet.

Ce que nous avons à construire ensemble est précieux. Cette aventure collective est humaine autant que politique. C’est ce qui fait sa force et son originalité. J’ai été heureuse de mener cette campagne avec vous. Et je sais que grâce à votre énergie, votre détermination, votre générosité, en apportant les changements nécessaires, et en tenant bon sur nos valeurs, d’autres rendez-vous nous attendent dont l’issue sera positive.

Je vous embrasse affectueusement,

Marielle de Sarnez

01.06.2009

Clap de fin pour Ripostes, une grand perte pour la Tv française

«Ripostes», l'émission de Serge Moati, est supprimée

 

Serge Moati l'a appris la semaine dernière. Alors qu'il travaillait sur une nouvelle formule de son émission de débats «Ripostes», sur France 5, la direction de France Télévisions a décidé de la supprimer. Au nom d'une vaste refonte de la grille des programmes de cette chaîne publique. «Il est temps de passer à autre chose», dit-on à France 5. En dix ans d'existence, «Ripostes» a su s'installer comme l'un des principaux rendez-vous politiques du week-end. Le goût du débat, de la polémique et du pluralisme, la variété des thèmes choisis attiraient une audience croissante: plus d'un million de téléspectateurs en moyenne, parfois le double.
Souce Médiapart

25.01.2008

La France en marche arrière

La loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat est le terreau de notre République. L'héritage laïc qui assure la cohésion et l'unité de la nation française.
Fort de son idéologie communautaire, Nicolas Sarkozy démarre, en pleine cacophonie médiatique autour de la Société Générale, un projet de toilettage de cet héritage laïc.

Aujourd'hui, Michelle Alliot Marie, ministre de l'Intérieur, responsable des Cultes, a déclaré être favorable à l'adaptation de "certaines modalités" de la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Dans une interview au quotidien La Croix publiée vendredi 25 janvier, Michèle Alliot-Marie estime que "certaines modalités" de la loi de 1905 "doivent être adaptées". Rebondissant sur le tollé provoqué par les propos de Nicolas Sarkozy sur la laïcité, la ministre de l'Intérieur chargée des Cultes estime que "certains ont une conception assez 040c7f1ec4444a89099892b7801cdde7.jpgarchaïque, voire sectaire, de la laïcité".
La ministre de l'Intérieur, interrogée sur un éventuel retour "sur la loi de 1905", indique qu'"il n'est pas question de rouvrir des querelles qui ont profondément divisé notre pays". Cependant, "la société a changé" depuis l'adoption du texte, affirme-t-elle. "Certaines modalités de la loi de 1905, qui créent des entraves à l'exercice des cultes, doivent être adaptées", ajoute-t-elle en citant le cas des carrés confessionnels dans les cimetières.

Elle estime aussi que la séparation entre associations cultuelles et culturelles "mérite sans doute d'être revue". Actuellement, les associations cultuelles ne peuvent pas recevoir de subventions publiques. Selon la ministre, "il faudra voir selon quelles modalités se feront ces évolutions, décrets, circulaires, mais dans le cadre de la loi de 1905". A la question de savoir si les sectes ne vont pas tenter d'obtenir à cette occasion une reconnaissance de leur caractère cultuel, la ministre répond que "nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales".

La gauche, le centre et les républicains attachés à la laïcité française se sont tous émus de ces déclarations.
Si Nicolas Sarkozy souhaite une politique de civilisation, le discours de Latran ou les récentes références aux racines chrétiennes de l'Europe ont pour vocation de banaliser le retour insidieux des religions dans le discours politique.

Projet politique que beaucoup craignaient depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

Et qui doit être combattu avec force ! N'oublions pas les personnes qui ont donné leur vie pour la laïcité, notamment à Fourmies ( je suis ch'ti à la base et fier de l'être ...) Entre un pape qui revient sur Vatican II et un Président- chanoine qui revient sur la loi sur la laïcité , la France est en mouvement mais en marche arrière ! Qu'elle est elle belle cette France catho cucu coincée moralisante mais adepte du f"aites ce que je dis pas ce que je fais" ...

Pour preuve que çà va mal les Francs-maçons sont choqués et sortent de leur silence:

La franc-maçonnerie envoie un avertissement à Nicolas Sarkozy

Lorsque les frères ennemis des loges maçonniques publient un communiqué commun, c’est que l’affaire est grave. La dernière fois qu’ils s’étaient ainsi réunis, c’était le 6 avril 2005, pour dénoncer « la contradiction entre le peu d'éclat de la commémoration de la loi de 1905 et la participation des plus hautes autorités de l'Etat » aux célébrations autour de la mort de Jean Paul II, soulignant que « l'amalgame entre le statut de chef religieux et de chef d'Etat du Pape permet de renouer avec des traditions antérieures à la République ».

Aujourd’hui, le Grand Orient de France, le Droit humain, la Grand Loge féminine de France, la Loge nationale française, la Grande Loge mixte universelle, la Grande Loge mixte de France et la Grande Loge féminine de Memphis se réunissent pour condamner ensemble les propos de Nicolas Sarkozy à Rome sur la morale et la transmission des valeurs : « Ces interprétations du président de la République sont contraires aux fondements de notre Pacte Républicain ».

Elles condamnent également ses propos sur la « laïcité positive ».

Enfin, elles « prennent acte » des propos de Nicolas Sarkozy au Grand Maître du Grand Orient « assurant que la loi de 1905 ne serait pas modifiée », ajoutant : « Si des aménagements techniques paraissent envisagés, ces obédiences maçonniques tiennent à faire savoir qu’elles seront très vigilantes, quant au contenu de ceux-ci. »"

26.12.2007

Sarkozy : le président des couches populaires ... Cà se voit !

79a152a4faa4c8fb919540af4c815868.jpgOn y est maintenant habitué, ce qui ne nous empêche pas de le relever: Nicolas Sarkozy aime les vacances luxueuses, et à moindres frais. Le dernier exemple date de ce mardi: le chef de l'Etat, accompagné de dix personnes dont Carla Bruni, s'est envolé pour quelques jours de farniente en Egypte à bord d'un jet privé -un Falcon 900- appartenant à Vincent Bolloré.

L'homme d'affaires français lui avait déjà mis son yatch à disposition, lors de sa controversée escale maltaise au lendemain de l'élection présidentielle. Un bateau de 60 mètres de long tous frais payés, drôle d'endroit pour Nicolas Sarkozy -avec Cécilia à l'époque- pour celui qui avait annoncé vouloir partir en "retraite" pour prendre la "mesure de sa charge".

La polémique ne l'avait pas empêché de se faire offrir un nouveau séjour par d'autres amis fortunés. Les époux Cromback (Tiffany) et Agostinelli (Prada) l'invitaient en août dans une villa de Wolfeboro aux Etats-Unis. Coût des vacances: 44000 euros, mais pas un sortant de la poche du chef de l'Etat. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne se cache pas, comme il l'avait déclaré en mai:

"Je n’ai pas l’intention de m’excuser, je ne vois pas où il y a de la polémique. Cela n’a pas coûté un centime aux contribuables."

Les socialistes raisonnaient, eux, d'une toute autre façon. En août, Arnaud Montebourg était même allé jusqu'à affirmer que cela ne le "gênerait pas que la République paie au Président des vacances même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables". Car, selon lui, un "Président doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés".

Afin de concrétiser la requête de son collègue, le député René Dosière, spécialiste des finances de l'Elysée, interrogé alors par Rue89, demandait dans la foulée une augmentation de la rémunération du chef de l'Etat pour qu'il soit en mesure "de tenir son rang" sans "être dépendant de tel ou tel ami":

Nicolas Sarkozy n'avait pas tardé à satisfaire... à la revalorisation de son salaire. Courant octobre, l'Assemblée votait une augmentation de 172% de son salaire mensuel à 19331 euros net. Mais pas question pour autant de se muer en vacancier plus dépensier et de se passer de ses riches amitiés: son ami Bolloré remet donc la main au portefeuille pour le transporter jusqu'à Louxor.

Direction le non moins luxueux Old Winter Palace, hôtel cinq étoiles dont la nuit dans l'une des six suites dépasse les 1100 dollars. En visite officielle en Egypte uniquement dimanche prochain, le prix du séjour devrait incomber au président français.

Une dépense que devrait pouvoir assumer celui qui a déclaré après son élection plus de deux millions d'euros de patrimoine personnel, et a conservé son salaire de ministre de l'Intérieur jusqu'au 31 décembre de cette année en plus de sa rémunération de chef de l'Etat.

Reste le coût du voyage en avion. Contactés par l'AFP, ni l'Elysée ni le groupe Bolloré n'ont souhaité faire de commentaire ce mardi. A Malte, tout avait été réglé par Vincent Bolloré qui, contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy, vit notamment de commandes passées avec l'Etat.

16.12.2007

François Bayrou juge "très malsain" d'avoir offert les honneurs à Kadhafi

                                                        

 Le président du MoDem François Bayrou juge "très malsain" que "tous les honneurs de la République" aient été offerts au colonel Kadhafi lors de sa visite en France. Dans une interview jeudi dans France Soir, François Bayrou affirme que "nous venons tout simplement de conclure une vente d'armes qui offre au régime libyen une puissance de feu considérable, ainsi que des accords de défense qui font de la France l'allié de Tripoli", "sans parler du brevet de respectabilité internationale fourni par Nicolas Sarkozy qui lui a déroulé tapis rouge dans nos palais".


FRANCE SOIR: Quel regard portez vous sur la visite du colonel Kadhafi?
FRANCOIS BAYROU: Deux rencontres avec le président, l'Assemblée Nationale, la Garde Républicaine... Tous les honneurs de la République lui ont été offerts. C'est très malsain. Il faut se souvenir de qui est Kadhafi: un dictateur qui a écrasé toute liberté d'expression dans son pauvre pays, n'hésitant pas à recourir aux massacres pour réprimer les tentatives de révolte. Il est l'auteur de certains des actes terroristes les plus horribles de ces dernières décennies: plus de 400 personnes sont mortes dans les avions abattus par Kadhafi, crimes où sa culpabilité a été reconnue officiellement. Il a exercé pendant 8 ans un ignoble chantage sur les infirmières bulgares et le médecin palestinien innocents, qui, bien que innocents, ont été torturés et condamnés à mort. Cette prise d'otage a été récompensée par la rançon la plus incroyable de tous les temps: 450 millions de dollars versés au nom de la France, en échange d'on ne sait  quelle contrepartie.


Vous estimez que la France s'est fourvoyée dans cette affaire?
Nous venons tout simplement de conclure une vente d'armes qui offre au régime libyen une puissance de feu considérable, ainsi que des accords de défense qui font de la France l'allié de Tripoli! Dans le même temps, nous nous apprêtons à livrer une centrale nucléaire à celui qui a toujours voulu contrôler l'énergie atomique. Sans parler du brevet de respectabilité internationale fourni par Nicolas Sarkozy qui lui a déroulé tapis rouge dans nos palais. Tout cela, c'est la France des droits de l'homme qui le réalise, sous les yeux ébahis de la communauté internationale. Et ce, après que Nicolas Sarkozy ait promis, la main sur le coeur, pendant la campagne qu'il serait l'homme d'une diplomatie morale. On voit bien de quoi il s'agit aujourd'hui: honorer le carnet de chèque de Kadhafi, et qu'importent ses forfaits... S'il était pauvre, on n'aurait pas de mots assez durs pour stigmatiser son cynisme et sa cruauté. Mais il est riche, grâce aux mannes du gaz et du pétrole. Donc on le laisse planter sa tente sous les fenêtres de l'Elysée.


Les contrats signés ne justifient pas selon vous de tels honneurs?
D’abord, qu’y a-t-il de solide dans ces contrats ? On entend beaucoup de questions sur leur vraie nature. Car Kadhafi semble suffisamment bon commerçant pour réussir à ne vendre que du vent. Ces études qu'il a signées sont-elles de vrais contrats, ou bien n'engagent-elles à rien ou à pas grand chose ? C'est par ailleurs un leurre, une idée archaïque de croire que les contrats d'Etat peuvent redresser le commerce extérieur. L'Allemagne, qui possède un commerce extérieur florissant grâce à ses entreprises et à son tissu commercial, ne se livre en aucune façon à ce genre de compromissions. Et quand bien même cela nous rapporterait quelque chose, a-t-on le droit de vendre nos valeurs au nom de contrats commerciaux, aléatoires qui plus est? Si on le fait, il n'y a pas de limites à la dérive. C'est en défendant ses principes sans crainte qu'un pays jouit d'un véritable rayonnement international. A qui la France pourra-t-elle désormais rappeler ses devoirs après avoir offert tous les honneurs de la République à Kadhafi ?

Comment jugez-vous la politique étrangère de Nicolas Sarkozy?
Cette politique, telle que le monde la découvre, semble n’avoir qu’une ligne directrice : nous mettre bien avec tous les puissants et les riches qui peuplent l'univers. Nous sommes finalement les seuls, en une semaine, à avoir  déroulé le tapis rouge à Kadhafi et envoyer de chaudes félicitations à Poutine. De même, Nicolas Sarkozy s'est rendu en Chine pour dire une chose: « Au Tibet et à taẅan, vous pouvez faire ce que vous voulez. » Enfin, il a accouru aux Etats-Unis pour manifester à Bush les signes d'alignement les plus exubérants. Il compromet, un à un, tous les repères de ce qui faisait notre politique étrangère.  La France, c'était un pays qui défendait son indépendance et savait rappeler, dans le cadre européen, un certain nombre de principes à des pays qui ne les respectaient pas. La politique de Nicolas Sarkozy contredit terme à terme cette ligne. Je ne suis même pas sûr qu'il en mesure aujourd'hui le risque: la banalisation et finalement l’affaiblissement de la France sur le plan européen et international.


Depuis son arrivée, le colonel Kadhafi multiplie les provocations. Se moque-t-il de nous?
C'est pire que cela. Il est très malin et il a compris tout l'avantage qu'il pouvait tirer de cette formidable arme de communication qui lui était livrée sur un plateau. Et il en profite! Il dispose à sa guise de cette tribune libre pour venir appuyer là où ça fait mal: en dénonçant la situation des immigrés frappés de discrimination et parfois, de misère. De façon scandaleusement provocante, il tient un discours auxquels ils sont sensibles. Cette déstabilisation, franchement, on aurait pu l’éviter.

En sautant sur le coup médiatique de la libération des infirmières, Nicolas Sarkozy s'est-il fait piéger par le colonel Kadhafi ?
Franchement, qui pouvait ignorer la vraie nature de Kadhafi, son sinistre palmarès ? Je crois que Nicolas Sarkozy a voulu à tout prix montrer à l’opinion qu’il pouvait réussir là où d’autres échouaient, coiffer sur le poteau les efforts patients notamment des européens. Pour cela, il a suivi les enchères que Kadhafi exigeait. Maintenant, par cette visite, il apporte à Kadhafi le plus précieux de ses espoirs, une tribune et un brevet de reconnaissance internationale. Kadhafi peut se frotter les mains, sa prise d’otages a réussi au-delà de tous ses espoirs…

   Propos recueillis par Thomas de Rochechouart, France Soir, 13 décembre 2007

03.12.2007

Mouvement Démocrate antidémocratique et sans avenir ?

Voici un excellent article d'Imhotep sur AgoraVox qui résume la situation du Modem face à notre président omniprésent aux médias tout dévoués :

Les journaux complaisants et le camp sarkolâtre ont lancé une vaste campagne de violents dénigrements contre Bayrou et un parti en constitution le Mouvement Démocrate. Les principaux journaux à 48 heures du congrès fondateur ont étrillé Bayrou par des voix interposées. Ils ont donné la parole à Simone Veil, qui ne représente décemment plus rien dans le paysage politique français quelle que fût son importance dans le passé, son histoire et sa valeur, aujourd’hui démonétisée (terme qui devrait faire jaillir Sarkozy qui, lui, n’aime que ce qui est monétisé), à Borloo, Santini (vous le connaissez avec sa place réservée en prison), Morin (vous savez celui qui présente sa famille, son chauffeur, ses cousins et cousines, sa femme et le jardinier (ensemble?) aux élections, qui est incapable d’obtenir les subventions publiques et honteusement veut faire une loi pour lui et qui s’arrange dans les îles pour trouver par la bande cet argent, qui est le ministre avec le score d’avenir le plus bas jamais réalisé à 9 %,) et enfin Cavada qui bafouille sur une fidélité qui n’est pas entière, mais qui a une réserve qui s’épuise dès qu’on lui propose un maroquin, incapable qu’il fut d’être élu comme député, lui au verbe si haut pour critiquer la première vague de soupards.

Alors les boulets rouges on sifflé : Bayrou est un illuminé, un égocentrique, un mégalo, un romantique, un fou, un petit magouilleur à la petite semaine, un suicidaire... enfin le dernier des hommes politiques. Qui dit cela ? Oh pas grand monde, ceux qui rejoignent Sarkozy qui comme chacun le sait, lui, n’a jamais été ambitieux, n’a jamais voulu être président, n’a jamais créé un parti à sa botte - ce qui est si peu vrai qu’il a juste demandé d’en changer les statuts quand il ne le dirigea plus pour se garder la place au chaud. Ces compliments grandement relayés par la presse au bon moment. Ainsi donc l’UMP n’est pas un parti pour un homme, bien sûr, c’est un parti ultra démocratique quand le MoDem n’est, lui, qu’au service d’un homme. En résumé, on a lu des critiques de quelques hommes et femmes politiques qui ont assassiné Bayrou avec des arguments qui les font pourtant soutenir Sarkozy.

La complaisance de la presse sans aucun esprit critique, sans relever ni le niveau de l’importance politique de quelques-uns (Veil ou Morin) ni la contradiction des autres tant dans leur histoire récente que dans leur argumentation (notamment Cavada) n’est pas à l’honneur des journalistes.

On relève principalement, hormis les insultes gratuites et les stigmatisations habituelles, des arguments frappants et pourtant faux. Deux parmi tant d’autres. Le premier serait que Bayrou ou le Mouvement Démocrate serai(en)t vide(s) d’idée, sans programme, n’existant que par l’opposition, n’ayant rien à proposer. Le vide sidéral de la proposition et de la politique en somme. Qu’importe à ses dénonciateurs que sur le site du Mouvement Démocrate ou pendant la campagne présidentielle, dans des livres divers, les professions de foi, le contraire est parfaitement vérifiable, l’aveuglement ou la malhonnêteté l’emportent. C’est du reste un chose qui n’atteint pas mon cerveau : comment peut-on affirmer ce qui est faux et que l’on peut facilement vérifier ?

Que l’on considère en toute logique et dans toute démocratie, que les idées ne soient pas applicables ou ineptes, ou d’une philosophie contraire à la sienne, cela est juste et acceptable, mais que l’on dise qu’il n’y a aucune idée alors que toutes les preuves du contraire sont d’une évidence aveuglante, est parfaitement stupéfiant. Le second est que Bayrou est seul et que tout le monde le quitte. En dehors du fait qui devrait donner quelques retenues à ces détracteurs aveuglés, qui est sa position en tête des sondages depuis six mois (à ce jour second homme politique à qui les Français souhaitent un avenir et le premier de l’opposition loin devant tous les autres) dire qu’il est seul parce que les députés coursiers aux maroquins et à leur réélection l’aient quitté ou que Cavada récemment pour un portefeuille promis se soit renié - ceci dit, en passant il est à nouveau bon de rappeler que Morin leader du nouveau centre n’est qu’à 9 % d’avenir politique et la presse lui donne la parole quand il ne représente rien et que son parti est dans les abysses des sondages avec 19 % d’opinions favorables et 57 d’opinions négatives ce qui veut dire que l’on prend pour parole d’évangile celle d’un homme complètement discrédité par sa trahison, nul dans son ministère avec une cote ridicule et un parti qui n’est pas aimé des Français alors que son jugement devrait être peu diffusé et en tout cas entouré de toutes les précautions qui s’imposent en regard de ce qui est écrit plus haut, donc en dehors de ces quelques minables qui hurlent avec l’UMP les journalistes se devraient quand même ajouter que les 30 sénateurs environ qui jusqu’alors ne l’avaient pas quitté sont restés lors de la dissolution progressive de l’UDF dans le Mouvement Démocrate, qu’il en est de même des députés européens, maires, conseillers municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux.

Les journalistes devraient être quelque peu objectifs, ce que l’on ne demande pas bien sûr aux adversaires politiques de Bayrou et ce qui est impossible aux sarkolâtres car ils défendent un menteur toute catégorie. Cette objectivité devrait aussi les pousser à ne pas occulter ce fait incontournable et tellement contradictoire avec de dire que Bayrou est seul, qu’il est totalement incompréhensible pour tout être qui a un seuil minimal d’honnêteté, le niveau zéro de l’honnêteté intellectuelle, ce fait donc qu’il y a eu 50 000 nouveaux adhérents ce qui fait du Mouvement démocrate le 3e parti de France. Mais cette objectivité est encore mise à mal. On le voit dans les articles suivant le congrès constitutif de ce nouveau parti. En effet alors que sur les 1 800 membres de l’UDF seuls 32 se sont abstenus ou ont voté contre la dissolution de l’UDF dans le MoDem, les journalistes par souci de journalisme donnent la parole à ceux qui critiquent cette fusion et un peu aux autres. Où est l’honnêteté intellectuelle quand 32 sur 1 800 n’est qu’infime et que dans tout parti il y en a qui sont contre ?

Si on écoutait comme une vérité d’airain ce que nous disaient les Morin et autres, les articles de superficie des journalistes, on serait en droit de voir une opposition forte et sans doute un désastre de Bayrou dans cette volonté de transmutation de l’UDF. Il aurait dû échouer ou pour le moins - s’il était si seul ou si haï (en tout cas au sein de l’UDF) - avoir une opposition beaucoup plus forte. On aurait pu attendre de tout être raisonnable qu’il se dise qu’il est impossible de continuer à accepter cet argument alors que le congrès de dissolution-fusion de l’UDF prouve le contraire de façon sans contradiction. A ceci s’ajoute le congrès suivant celui de l’UDF avec 5 000 congressistes qui ont voté pour la constitution d’un nouveau parti majeur, ce qui est un événement de très grande importance depuis 30 ans. Alors Bayrou seul ? Cela ne tient pas la route un instant. Maintenant à ceux qui disent que le nouveau président du Mouvement des démocrates a fait un parti à sa main - je parle de ceux qui soutiennent Sarkozy sans réserve - je voudrais leur faire la remarque suivante : l’UNR s’est transformée en UDR qui pour Chirac s’est transformée en RPR (1976) qui lui-même s’est transformé en UMP pour soutenir la politique de Chirac et qui par deux fois a changé de statuts ensuite, une première fois pour qu’il y ait un président et celui-ci fut Sarkozy et une seconde fois pour qu’il n’y ait à nouveau plus de président afin d’être à la botte de notre Guide.

Cet argument donc est inopérant venant de la part de tout membre de l’UMP ou tout soutien de Sarkozy. Par ailleurs un parti qui se respecte se doit d’avoir un leader présidentiable et cela n’est aucunement antidémocratique. Des idées doivent avoir un porte-parole. La maladie du PS vient de la multiplicité des têtes potentielles.

La création du Mouvement Démocrate dans le paysage politique est un événement majeur et une chance pour la démocratie. Ce terme de démocratie a été refusé à ce mouvement de la part de ses opposants. On a dit de Bayrou était un autocrate (tout en étant un mou, belle contradiction) et que le MoDem était à son image. Or - je ne connais pas l’intimité des autres partis - ce mouvement a écrit des statuts qui ont été publiques et soumis à modification à tous les adhérents. Il y a eu quatre versions différentes, plus d’un millier de contributions et enfin 83 amendements qui ont été soumis à vote en 4 heures lors du congrès constitutif. Certains de ces amendements ont été acceptés et ont modifié ces statuts.

Ils ont été défendus ou contrés en public. Ce n’est en tout cas pas à l’UMP que l’on puisse en dire autant lors de la révision des statuts il y a trois mois. Mais cela ne s’arrête pas à la forme. Beaucoup de liberté a été intégrée à ces statuts notamment dans l’organisation. Et ce n’est pas fini. En effet, je ne connais pas de parti qui ait intégré une charte des valeurs et une charte éthique. Ceci veut dire que la fondation de ce mouvement repose sur des valeurs. Ceux qui ont été présents à ce congrès fondateur pourrons le confirmer même s’il y en a qui ne sont pas contents - ce qui est fort normal, il y en a toujours, mais ici la proportion a été faible - comme le confirme cet audio du Monde et ceux des pages suivantes sur ce site.

Quant à l’avenir du Mouvement des Démocrates il est incertain. C’est un parti jeune, mais non sans base : une base historique, une base militante, une base de pensée et une base plus incertaine d’élus. Il y aura peut-être des fuites - mais lorsqu’un animal fait une mue il laisse naturellement derrière lui son ancienne enveloppe inutilisable et craquelée et c’est tant mieux -, des ratés, mais il y aura aussi des réussites et des anciens élus UDF qui se transformeront en élus MoDem. Il y aura des élus de militants jusqu’alors inscrits nulle part. Le temps est à court terme un ennemi du MoDem. Il faut un peu de temps pour se préparer aux municipales et dans le cas de ce nouveau parti c’est compliqué car il y a déjà des élus UDF - donc qui sont implantés et pour qui le temps n’est pas si important, mais leur problème est ailleurs : leur positionnement et sa clarté tant dans leur esprit que vis-à-vis des électeurs - et des nouveaux candidats. En revanche la fusion de l’UDF va éclaircir le paysage et forcer les élus à faire un choix : suivre l’UMP ou non. Mais les élections municipales seront suivies des régionales et surtout des européennes qui sont à la proportionnelle et pour les dernières fort favorables au Mouvement Démocrate.

Bien savant celui qui connaît d’avance l’avenir de ce nouveau parti, mais sa création est une bonne nouvelle pour le débat politique et si son avenir est incertain il est loin d’être aussi sombre que lui promettent ses ennemis qui ont peur en fait de ses futures importance et chance de succès.

Quant à moi, je suis preneur d’un mouvement qui inclut dans le préambule de ses statuts une référence à deux chartes : une de valeur et une d’éthique et qui place des valeurs ailleurs que dans l’argent comme preuve ultime de la réussite, mais surtout dans la défense des plus misérables, dans la défense de la réduction des inégalités, dans la défense de l’innovation, dans la défense de la démocratie, dans la défense de la liberté, dans la défense de la séparation des pouvoirs, dans la défense de l’éducation, dans la défense de l’humanisme, dans la défense du développement durable.

02.12.2007

Le Modem est né

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Après plus de quatre heures de débats sur les statuts du Mouvement Démocrate et des profondes discussions sur les amendements, le Congrès fondateur du Mouvement Démocrate a voté ses statuts. François Bayrou a alors pris la parole pour donner les grands axes de sa candidature à la présidence du Mouvement Démocrate : "Je crois à une société dans laquelle naisse des légitimité multiples, qui a l'état comme partenaire, comme fédérateur et s'il le faut comme inspirateur" ajoutant : "Les trois axes du mouvement que nous construisons ensemble : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."

François Bayrou dans son discours d'ouverture du Congrès fondateur du Modem nous a accueilli en ces mots " Je veux vous saluer, d'où que vous veniez géographiquement, d'où que vous veniez civiquement, d'où que vous veniez, car la rencontre que vous avez aujourd'hui construite entre vous, cette rencontre, il faut que vous en voyez bien l'importance. Elle est et vous êtes la seule force de renouveau dans la vie politique française. La seule force de renouveau, c'est vous !... J'ai vécu et nous avons vécu ensemble, plus exactement j'ai vécu grâce à vous l'incroyable émotion de la campagne présidentielle. Et si nous sommes là c'est naturellement la suite de cette extraordinaire aventure ou de cette extraordinaire entreprise dont l'objet était de proposer aux Français une approche nouvelle du destin de leur pays."

18.06.2007

Victoire ???

En voyant les résultats des législatives ce soir, un mot me vient à l'esprit : Victoire

Tout à d'abord je tiens à féciliter les 577 députés élus et plus particulièrement: Serge Blisko, George Pau-Langevin, Christian Bataille, Michel Delebarre, Jack Lang, Jean- Louis Borloo, François Bayrou, Jean Lassalle et les deux députés Modem de Mayotte et Bretagne.

Victoire pour le Modem nous avons quand même 4 députés ce n'était pas gagné d'avance avec l'éviction d'Anne-Marie Comparini dès le premier tour et à qui je tiens à rendre hommage; le score des députés Modem est plus qu'honorable à Paris avec en moyenne 12 % , je tiens à rendre hommage à quelques candidats parisiens Didier Bariani, Christelle de Crémiers, Danièle Auffray et surtout à Marielle de Sarnez qui a réussi à refaire le score de François Bayrou au premier tour de la présidentielle. BRAVO !

Mais ce soir , où est le tsunami bleu ? Où est la vague bleue ? Vague oui mais pas énorme, l'UMP a moins de députés qu'en 2002 (355 à elle seule) et la majorité présidentielle ( UMP, Nouveau Centre, MRP) n'atteint pas le nombre de députés que l'UMP seule en 2002 ! Pire le Ministre d'Etat, N°2 du gouvernement Fillon est battu ! Alors quelle victoire ? Certes la majorité présidentielle a la majorité absolue mais c'est loin des prévisions de dimanche dernier et des 400 députés bleus !

C'est donc la victoire du pluralisme et là je jubile, les français se sont réveillés, ils n'ont pas voulu faire de chèque en blanc à Sarkozy pour la mort de la Sécurité Sociale, de l'Université, de la prévention judiciaire, pour le passage en force d'un mini traité européen, les français ont voulu une opposition ! Youpi!

Oui au pluralisme ...

 

04.06.2007

Grande réunion au gymnase Japy le 5 juin

Venez nombreux demain à la grande réunion publique des 21 candidats parisiens aux élections législatives au gymnase Japy dans le XI° arrondissement avec François Bayrou le mardi 5 juin, à 19heures.

Vous pourrez voir Didier Bariani, Christelle de Crémiers, Danièle Auffray ou encore Marielle de Sarnez

Métro Charonne ou Voltaire

Nous comptons sur vous...

Halte à la fourrure

affiche-fourrure-torture-reste.pdf

Alors cette note n'a rien à voir avec les législatives, mais c'est un combat qui a énormément de valeur à mes yeux, depuis ma prime jeunesse les manteaux de fourrures me dégoutent et les femmes qui les mettent encore plus! En ces temps de campagne, je pense qu'il est bon d'attirer l'oeil sur les tortures infligées aux lapins, chiens, chats, visons et autres zibelines élevées en captivité dans des souffrances énormes, sur le site www.fourrure-torture.com vous pourrez visionner les élevages de lapins pour les manteaux de ces dames.

Mobilisons nous pour l'arret du commerce de la fourrure, d'autant qu'avec le réchauffement de la planète, la fourrure ne sert plus à rien...

PS regardez l'affiche en pdf en haut de note, çà vous montrera la dure réalité de la fourrure

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