15.09.2009

Je me souviens avoir été fier de mon pays

Nous sommes nés ou avons décidés de venir nous installer dans un pays qui jadis fut le pays des Lumières, des philosophes, des humanistes comme Rousseau, Montaigne, Voltaire, Sartre, de Beauvoir ou Jaurès pour ne citer qu’eux, le pays de l’abolition de la peine de mort, de la dépénalisation de la contraception et de l’avortement, le pays du Pacs, de la laïcité et des droits de l’Homme.

Je me souviens avoir été fier de mon pays.

Puis l’année de mes vingt printemps, 2002, je perdis toute foi en mon pays et j’ai eu honte, honte de voir un homme prônant la préférence nationale et l’exclusion au second tour de la présidentielle. Depuis 2002, j’ai honte d’être français et rien n’arrange ce sentiment, un Président de la République alors Ministre de l’Intérieur veut nettoyer de sa « racaille » quartier de la Courneuve au « Kärcher » et engage plus de policiers et gendarmes que d’instituteurs, professeurs ou travailleurs sociaux.

Un délit d’outrage est crée, utilisé à tort ou à raison et ne contribuant plus au respect de l’uniforme mais à sa crainte, le moindre petit désaccord est alors considéré comme un outrage, la moindre contestation comme une rébellion. Le délit de l’arbitraire est né et encouragé par la Justice, je vous conseille d’ailleurs l’excellent reportage d’Envoyé Spécial diffusé sur France 2 le 10 septembre 2009.
Ce pays a peur de sa police au point que certains préfèrent se défenestrer quand les forces de police sonnent à sa porte. Les quartiers, ghettoïsés dans les années 1960, se braquent à la vue de ces policiers irrespectueux et violents.

Ce beau pays laisse mourir ses habitants de froid ou de chaud par manque de solidarité ou de volonté politique de créer un véritable service public chargé de s’occuper des personnes vivant dans la rue ou vivant isolées. Mais un ami proche de notre président et maire de Levallois-Perret affirmait à la télévision étatsunienne qu’il n’y avait pas de pauvres ni de SDF en France et que ceux qui vivaient dans la rue l’avait délibérément choisis.

Ce beau pays laisse ses étudiants vivre sous le seuil de pauvreté, tout comme ses retraités agricoles, artisans ou commerçants.

Le pays des droits de l’Homme ne s’offusque pas des propos racistes d’un Ministre de l’Intérieur, tiens encore un, à l’encontre d’un militant de son parti d’origine algéro-portugaise. Bien au contraire les médias télévisuels préfèrent ne pas les diffuser comme JP Pernaut ou dénoncent Internet et le fait que nous sommes filmés de toute part, il suffisait d’écouter les émissions dédiées aux médias de ce week-end du 13 septembre 2009 ; on ne s’émeut pas des propos racistes mais on s’émeut du buzz crée. Il est beau le pays des droits de l’Homme !

Mais j’ai quand même une lueur d’espoir dans ce tunnel, cette lueur vient de mes compatriotes, je sais qu’ils vont se réveiller et porter à la victoire les idées justes, humanistes, tolérantes pour que nos enfants et petits-enfants aient confiance en leur pays, en leur police en leurs représentants. On le sent de plus en plus dans la société, nous ne voulons plus de cette société, nous voulons une société humaine et respectueuse.

Alors je suis fier d’appartenir à un mouvement qui prône ces valeurs et qui veut que celles-ci triomphent, je suis fier de l’offre de dialogue avec ceux qui refusent cette société actuelle car c’est en s’unissant que nous changerons la société, que nous ferons la révolution humaniste et démocrate.


Marc B-C

16.08.2009

Réflexion laïque sur la burqa …

En ce samedi férié, je suis allé en famille sur la côté flamande. Au restaurant, j’entendais la conversation d’un groupe au sujet de la burqa, le bon sens du peuple ou Radio Bistrot comme disent certains.

Ce groupe de quarantenaires et septuagénaires dunkerquois pensent que lorsque les femmes françaises vont « dans ces pays-là » comme ils disent, elles sont obligées de se voiler donc les musulmanes en France doivent être dévoilées et faire comme les françaises, entendez par là les chrétiennes. Position partagée par nombre de nos concitoyens.

Pour ma part, je suis partagé. Je suis laïc avant tout et profondément attaché à cette loi de 1905 qui permet à chacun d’avoir une religion ou pas et de la vivre dans le respect de l’autre en acceptant la religion ou de l’autre ou son athéisme.

Je suis partagé, ce voile intégral est pour moi une oppression de la femme et de sa liberté et je n’y suis pas favorable mais en bon laïc je respecte leur choix de le porter, si ce choix est libre et éclairé bien entendu sinon je condamne comme tout forme de violence.

Si la France interdit ce voile au nom de la laïcité, alors elle devra interdire la kippa, les croix, le turban des sikhs et tous les signes religieux ou communautaires, il ne devra plus y avoir de cérémonies religieuses associées aux cérémonies d’hommage aux dignitaires militaires ou civils de la République. Ou on autorise les signes religieux dans le respect des autres ou on interdit tout, mais on doit dans ce cas expliquer en quoi le voile est ou n’est pas un signe respectueux de la liberté d’avoir ou non une religion.

Il ne faut pas stigmatiser les fidèles d’une religion au prétexte qu’ils pratiquent différemment de ce qui est fait traditionnellement dans son pays, la stigmatisation est une forme de rejet et d’ostracisme, ne mettons pas les femmes qui désirent pratiquer leur religion comme elles le veulent au ban de la société car ces femmes sont des citoyennes comme nous et méritent notre respect. En revanche si elles sont victimes de violence physiques ou psychologique il faut les aider à s’en sortir et condamner leurs auteurs.

N’oublions pas que le Coran, n’oblige pas les femmes à se couvrir entièrement, le hadith(communication orale du prophète de l'islam Mahomet et par extension un recueil qui comprend l'ensemble des traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et de ses compagnons, considérés comme des principes de gouvernance personnelle et collective pour les musulmans, que l'on désigne généralement sous le nom de "tradition du Prophète") énonce que « Tout le corps de la femme est « awra » (à cacher) excepté ses mains et son visage », rapporté par le compilateur Al Bukhari, a une interprétation consensuelle parmi les sunnites. Dans l'islam sunnite et chiite, aucun savant reconnu dans l'histoire n'a déclaré que le port du voile n'était pas prescrit pour la femme, tous sont d'accord pour dire que le voile est une obligation islamique. Pour les sunnites, il y a consensus sur la question.
Le débat porte uniquement sur l'étendue de la « awra » (la partie à cacher) de la femme en l’occurrence cacher ou non les pieds.

Les huit conditions canoniques du hijab sont :
• Couvrir tout le corps à l'exception du visage et des mains (et des pieds selon certains autorités religieuses)
• Ne pas être une belle parure en lui-même.
• Être opaque.
• Être large et non moulant.
• Ne pas être parfumé.
• Ne pas ressembler aux habits des hommes.
• Ne pas symboliser les habits des non-musulmanes.
• Ne pas attirer le regard.
Je me pose la question de savoir si le voile intégral respecte vraiment ces conditions.

En revanche si on pose le problème de l’identification à tout moment de l’individu il en va autrement, depuis quelques années, les kidnappings d’enfants à la sortie des écoles sont monnaie courante, on l’a encore vu il y a quelques mois avec la petite Elise. Dans ce cas, il est normal que les mères soient identifiables directement par les enseignants pour que l’enfant parte de l’école avec sa « bonne » mère, et il est logique d’interdire cette burqa pour cette raison, la mère pouvant porter un voile laissant son visage dévoilé comme le hijab courant.

Marc B-C

15.08.2009

La politique et l’économie : une histoire parallèle ?

Et si finalement la politique et l’économie vivaient dans deux mondes parallèles? Elles se côtoient, se regardent évoluer mutuellement, mais ne se rencontrent jamais. Et pourtant les hommes politiques n’ont de cesse de nous expliquer tout ce qu’ils vont faire pour l’économie lorsqu’ils seront au pouvoir. Tout ce que leurs prédécesseurs n’ont pas su faire, eux ils vont le faire. Des exemples? A foison.

«C’est la croissance qui est le moteur de l’emploi! L’année prochaine nous ferons 3% de croissance! S’il le faut j’irai chercher moi-même le troisième point de croissance! Il faut travailler plus pour relancer la croissance et ainsi gagner plus! Il faut travailler encore plus, même le dimanche, même malades! Il faut baisser les impôts de ceux qui peuvent investir dans la croissance! Diminuer l’impôt des riches pour faire de la croissance!»

Que l’on ne s’y trompe pas, d’autres ont en leur temps entonné la même antienne. «Il faut relancer la consommation, augmenter les salaires! Plus il y aura de consommateurs et plus il y aura de travail! Plus il y aura de travail et plus il y aura de consommateurs!»

Las! Malgré toutes les psalmodies des politiques, les imprécations, les agacements, les gesticulations, les promesses, l’économie suit sont cours. Mondiale, globale, dénuée de tout sentiment, sourde et aveugle aux vociférations des politiques. En fait de croissance, elle est négative nous disent-ils maintenant. Le déficit plonge vers des abîmes insondables.

Mais alors vos promesses? demandent benoitement les électeurs.
C’est la crise, elle est mondiale, répond l’élu sans se désarmer. Ce n’est pas de notre faute.
Mais j’avais compris que ce n’était qu’une affaire de volonté, qu’il suffisait de décider la croissance et le plein emploi pour que cela soit.
C’est vrai, mais les autres ne le veulent pas. Les grandes holdings internationales, les banquiers pourris des paradis fiscaux, les retraités américains, les délocaliseurs en série, les Madoff, les chinois… Ouh! Qu’ils sont méchants les chinois. Et nombreux avec ça.

Bon, c’est clair. Les politiques n’ont aucune influence sur le cours de l’économie. D’ailleurs la plupart du temps ils font une annonce, la revoient à la baisse le lendemain, la démentent le surlendemain et pour finir passent à autre chose en comptant sur la capacité d’oubli des électeurs. Ce qui fonctionne somme toute assez bien.

Non, les politiques sont faits pour transmettre des valeurs, projeter les peuples vers l’avenir, veiller à ce que personne ne soit laissé de coté, insuffler de l’éthique. Qu’ils cessent de s’occuper d’économie, ils ne sont pas capables de l’influencer directement. Par contre, lorsque la société aura retrouvé le sens des valeurs, le sens de ce qui fait que nous aimons vivre ensemble, alors peut-être qu’elle regardera avec plus de distance ces faux amis que sont la réussite, la gloire et l’argent.

Frédéric B.

10.08.2009

histoire de mon engagement ...

Etudiant en anthropologie médiévale de 27 ans, je suis engagé depuis une petite dizaine d’années au niveau associatif puis politique.
Tout d’abord un engagement associatif en tant que soutien scolaire en milieu carcéral et dans les foyers de la Protection Judiciaire de la Jeunesse sur Valenciennes et sa grande banlieue, engagement en tant que simple bénévole au départ puis j’ai crée mon association l’AREASC en 2002 pour promouvoir notre action et sensibiliser les jeunes des collèges et lycées à la réalité de la vie en détention.
Je suis issu d’une ville, Valenciennes, qui a été gérée et sortie d’une crise économique profonde et dure par J-L Borloo qui a su travailler aussi bien avec la gauche que la droite, réunissant toutes les bonnes idées pour le bien de sa ville et son développement. Grâce à son action Valenciennes renaît peu à peu de ses cendres et revit, ce qui nous prouve que c’est possible. Je pense que la seule manière de diriger et d’animer c’est d’unir nos forces et d’œuvrer au dessus des clivages pour le bien commun afin que chacun se sente représenté, écouté et respecté.
A mon arrivée sur Paris en 2005, j’ai eu la chance de travailler avec Virginie Votier et Quitterie Delmas à l’organisation du Congrès de Lyon de janvier 2006 qui faisait de l’UDF une force indépendante et libre, grâce à leur énergie et leurs idées innovantes et proches de nous j’ai adhéré à l’UDF et depuis je fais mon chemin au sein du parti. Depuis 2008 je suis Vice-président des Jeunes Démocrates de Paris où je m’occupe d’accueillir et de former les jeunes adhérents, je suis attaché à cette notion d’accueil, j’ai eu la chance de rencontrer à mon arrivée deux personnes extraordinaires qui ne m’ont jamais mis de côté et qui m’ont donné la chance de m’exprimer et d’apprendre à leurs côtés et c’est à mon tour de donner ce goût et ce sentiment d’être tous unis et engagés pour une idée juste et noble auprès de François Bayrou mais aussi Marielle de Sarnez, Corinne Lepage ou les Jeunes Démocrates et de faire qu’au fil des mois et années nous fassions émerger une nouvelle génération d’hommes et de femmes engagés, se battant pour que les idées démocrates puissent enfin être représentées et respectées.
Ce collectif qu’est Générations Engagées est composé d’hommes et de femmes, jeunes ou moins jeunes, nouveaux ou non en politique qui se reconnaissent dans les mêmes valeurs, qui ont envie de faire bouger la France et les mentalités, qui sont simplement la nouvelle génération de politiques au discours vrai et proche des français, ce discours tant réclamé par nos concitoyens. Et je suis fier d’être parmi ce collectif, fier d’être engagé, fier d’être démocrate.

29.06.2009

Compte- rendu de l’Accueil régional su 26 juin 2009 au siège du MoDem



Nous souhaitons remercier tous les participants qu’ils soient sympathisants, nouveaux adhérents et membres du bureau des Jeunes démocrates de Paris ainsi que Franck Faveur, Président des Jeunes Démocrates, François-Xavier Pénicaud, Coordinateur régional des Jeunes Démocrates en Rhône-Alpes, Sébastien Gilbert, Président des Jeunes démocrates des Hauts de Seine et Amandine Bracciali, Présidente des jeunes démocrates du Val d’Oise ainsi que Virginie Votier, Déléguée départementale de Paris pour leur participation à cette première session d’accueil mais également les membres du pôle accueil des jeunes démocrates de Paris Aïcha Hivet, Valentin Ribeiro, François Sardou, Lauranne Poulain et Sofian Djenini pour leur aide et leur investissement

Nous étions nombreux à échanger dans la Salle Lecanuet ou autour d’un verre, nous sommes heureux de ces échanges fructueux et sans filet sur vos attentes et votre engagement au sein du MoDem

Nous pouvons retenir quelques idées de notre échange :

Une véritable démocratie interne (écoute des militants, collégialité)

L’accueil est la passerelle entre les adhérents et les instances du siège

Un besoin de savoir pour quoi on vote, une formation sur les élections

Quelle est notre image médiatique ?

Accentuer sur les jeunes, savoir parler de l’apprenti à l’universitaire, mailler le terrain le plus possible, être présent dans les associations, syndicats pour faire entendre notre vois mais également faire remonter la voix des personnes qui militent dans ces associations et syndicats pour que nous en tenions compte et que nous nous positionnons, de préférence médiatiquement.

Voici quelques images de cet accueil :






Marc Bernier-Crépin, Vice -Président des J Dem de Paris chargé de l’accueil et de l’intégration
John-Anderson Colorado, Responsable du pôle formation des J Dem de Paris

25.06.2009

Pour que le Modem soit le porte-voix des jeunes !

Depuis quelques jours voire semaines, j’entends que les générations plus âgées ou même de notre âge sont surpris que nous, les jeunes, soyons déprimés.

Il faut déjà remarquer que ces commentateurs ou pseudo-jeunes sont tous des bobos gagnant deux ou trois fois le SMIC et qui n’ont jamais connu la Bohème.

Rappelons quelques bases un étudiant boursier a maximum 400 euros pour vivre, le loyer moyen pour un cagibi est de 550 euros sur Paris, n’oublions pas les factures obligatoires de téléphones, Internet, transports en commun et on commence le mois avec un découvert mini de 300 euros sans avoir fait les courses pour manger !
Quel est ce pays qui laisse délibérément vivre ces jeunes sous le seuil de pauvreté ?

Nous voici donc à 25 ans à devoir se restreindre pour tout, finies les sorties cinoche, les bars et boites de nuit à 8 euros la bouteille d’eau ou le coca. Alors on ose encore se demander pourquoi on déprime et pourquoi on ne croît plus en l’avenir ????
A l’âge où nos parents sortaient, partaient en vacances, nous nous vivons reclus chez nous à chercher le restaurant qui sert le couscous gratuit le vendredi et le samedi, à se renseigner sur les aides d’urgence, sur les associations qui peuvent nous remplir le frigo.
Demandons nous aussi pourquoi les jeunes téléchargent et n’achètent plus de DVD ou de CD qui coûtent minimum 15 euros et que l’on écoute pour deux ou trois titres oubliés en deux mois.

Alors tous ces donneurs de leçons ou commentateurs vivant dans le XVI° chez leurs parents ou qui vivent confortablement dans leur 3 pièces qui se permettent de parler des préoccupations des jeunes n’ont qu’à se taire car ils n’y connaissent rien à la réalité de la vie d’un jeune lambda. Je commence à saturer de tous ces textes de pseudo compassion ou jouant sur l’affect tels une catharsis rédigés par des personnes qui n’y connaissent rien à cette vie d’étudiant ou de jeune smicard n’ayant droit à aucune aide.

Nous ne sommes pas résignés mais simplement dans l’incapacité de nous faire entendre et d’être représentés car pour s’engager en politique il faut avoir une aisance et le temps de s’engager ce qui n’est pas le cas de tous les smicards et étudiants devant bosser après la fac ayant un ou deux petits boulots d’appoint.

Alors cessez de faire croire que vous nous représentez et pire que vous nous comprenez car vous n’y connaissez rien à la réalité de ceux que nous vivons !
Et tant que vous n’aurez pas compris cela, vous ne verrez pas de jeunes grossir vos rangs et se déplacer pour voter.
C’est à nous jeunes engagés de faire remonter les préoccupations des étudiants pour que le Modem soit le parti proche de nous et qu’il soit notre porte-voix !



Marc Bernier-Crépin

17.06.2009

Accueillir et former pour mieux intégrer

« La seule façon de renforcer notre intelligence est de n'avoir d'idées arrêtées sur rien, de laisser l'esprit accueillir toutes les pensées ». John Keats

Il est temps de proposer  et de contribuer au devenir du Mouvement Démocrate. Je suis convaincu depuis mon arrivée dans ce bel élan qu’est le Modem et avant à l’UDF, et oui je suis adhérent depuis 2005, qu’un adhérent bien accueilli et bien formé est un adhérent pérenne et qui en amènera d’autres.

Je suis Vice- Président des  Jeunes démocrates de Paris depuis 2008 chargé de l’accueil et de l’Intégration ce qui englobe l’accueil des militants et sympathisants, leur formation et leur intégration au sein des différentes actions des Jeunes Démocrates.

Je pense que l’accueil et la formation sont deux piliers fondamentaux d’un parti politique. Depuis ma nomination j’organise des accueils mensuels auprès des parisiens et je mets en place des accueils régionaux trimestriels, les adhérents doivent se sentir comme dans une grande famille, un véritable lien doit se créer entre nous ; pour se faire mon équipe et moi personnalisons chaque accueil en allant découvrir auprès de chaque nouvel adhérent ses souhaits, ses compétences  et ses attentes. L’accueil doit servir de tremplin pour la découverte de talents afin de les mettre en avant par la suite.

Certains  adhérents ne sont jamais recontactés par le parti, je ne puis l’accepter, j’ai pour principe la célérité de l’accueil, aucun temps mort entre l’adhésion et l’accueil ne doit exister.

Accueillir est synonyme de « bienvenu », il est important de montrer que chacun est le bienvenu parmi nous, de lui trouver une place avec nous, que personne ne se sente rejeté mais intégré avec ses compétences, sa vision des choses, ses critiques, son sang neuf peu importe l’âge et le parcours de chacun, chacun doit être le bienvenu avec nous.

Je pense que personne mieux qu’un « nouveau » est mieux placé pour dire les besoins en formation, c’est pourquoi j’ai demandé à John-Anderson de nous donner ses attentes pour la formation. Nous avons décidé de former les adhérents aux grands sujets d’actualité, aux grands problèmes actuels ainsi qu’à la présence sur le terrain.

Voici quelques principes que nous mettrons en place dans les prochains mois et espérons que cela sera repris par la suite à un autre échelon :

Une formation sur les instances mais aussi sur le fond pour vraiment exprimer nos idées  propres  afin de montrer aux français que le Modem a ses idées et non un regroupement d’idées piochées à droite et à gauche.

Une formation aux débats et à l’expression orale pourrait être encouragée afin de développer son sens critique et son aisance orale.

Une formation culturelle et politique, il faut étudier l’histoire de notre parti, ses composantes, ses personnalités principales ( F.Bayrou, M de Sarnez, C.Lepage, J-L. Benhamias, J-F. Kahn et tant d’autres à venir), mais aussi un aperçu des autres forces politiques françaises et européennes. En comprenant la vision et le fonctionnement des autres partis cela permettra de défendre plus efficacement nos idées dans les débats et sur le terrain.

Organiser des débats avec des adhérents d’autres partis pour partager et confronter nos opinions.

Organiser des accueils au siège une fois par trimestre,  en ces temps difficiles, tous les adhérents ne peuvent pas se permettre d’aller dans un café  pour être accueilli. Cet accueil pourrait être l’occasion de présenter un membre du bureau départemental et d’une formation aux instances du parti. En outre, le fait de se rendre au siège pour les adhérents crée un sentiment de lien direct avec les instances du parti. Assurer un lien direct  avec le parti fidélise le nouvel adhérent et est la garantie que la voix du Modem pourra être entendue.

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Marc Bernier-Crépin, Vice-Président des Jeunes démocrates de Paris chargé de l’Accueil et de l’Intégration

John-Anderson Colorado, Responsable de la formation chez les jeunes démocrates de Paris.

 

15.06.2009

Invitation à venir échanger sur le résultat des européennes

 

Rendez vous à L'Institut 1 Bd St Germain, Paris 5 Métro Cardinal Lemoine ou Jussieu (ligne 10 ou 7) à partir de 19h 30

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10.06.2009

Message de Marielle de Sarnez aux militants et sympathisants d'Ile de France et d'ailleurs

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Chers adhérents de l’Ile-de-France,

Je veux tout d’abord vous remercier de l’engagement qui a été le vôtre tout au long de cette campagne.

Nous portions l’idée d’une Europe de citoyens, plus proche, plus humaine, dans laquelle, en citoyens, nous aurions notre mot à dire, dans le sens d’une société plus responsable, plus durable.

Vous avez défendu activement cette idée. Merci pour votre présence chaleureuse dans toutes les réunions qui se sont tenues, et particulièrement la dernière d’entre elles dans une Mutualité vibrante toute aux couleurs du MoDem. Merci pour votre présence forte sur le terrain, sur les marchés, que nombre d’entre vous ont arpenté pendant des semaines à la rencontre de nos concitoyens.

Tous, vous avez tous mené une campagne formidable. Raison pour laquelle la déception est encore plus forte devant un résultat si loin de nos espérances, et qui n’a pas permis de voir l’élection de Fadila Méhal et de Bernard Lehideux. La politique est souvent injuste. Je le dis en pensant à eux.

Je sais la tristesse qui est la vôtre depuis dimanche. Les derniers jours de campagne ont vu la cristallisation d’un vote que j’analyse comme « apolitique » autour d’une idée rassembleuse : la défense de la planète. Ce vote s’explique en partie par un rejet des formes traditionnelles de la politique. Ceci doit nous interpeller pour l’avenir.

Comme doit nous interpeller le fort taux d’abstention de cette élection, en particulier chez les jeunes. On ne peut plus construire un projet européen abouti sans que les citoyens y participent. Il faut qu’émerge une véritable démocratie européenne, avec un « gouvernement » et des orientations politiques choisis par les Européens eux-mêmes.

Cet échec électoral, nous devons bien l’analyser pour le comprendre et en tirer les enseignements utiles à la construction de notre mouvement. En revenant à l’essentiel, c’est-à-dire aux idées, aux valeurs, aux principes qui sont l’essence même de notre engagement démocrate. Si nous sommes là, au MoDem, rassemblés autour de François Bayrou, c’est que nous croyons que la démocratie française a besoin d’une forme nouvelle d’engagement et de projet.

Ce que nous avons à construire ensemble est précieux. Cette aventure collective est humaine autant que politique. C’est ce qui fait sa force et son originalité. J’ai été heureuse de mener cette campagne avec vous. Et je sais que grâce à votre énergie, votre détermination, votre générosité, en apportant les changements nécessaires, et en tenant bon sur nos valeurs, d’autres rendez-vous nous attendent dont l’issue sera positive.

Je vous embrasse affectueusement,

Marielle de Sarnez

09.06.2009

Les leçons que je tire de cette claque

Chers Amis,

 

Je veux vous remercier pour votre engagement militant au cours de cette campagne européenne.

Notre campagne de terrain sur le plan de l'organisation et de la présence militante a été remarquable en tous points (tractage, café-débat, affichage, fête de l’Europe, meetings à Paris et banlieue, etc…).

 

Marielle de Sarnez a mené une courageuse campagne. Elle va siéger au Parlement Européen. Elle pourra ainsi y être notre porte-parole. Cependant, le résultat n'a pas été à la hauteur de nos ambitions parce que nous avons été emportés par un tourbillon médiatique favorable à Daniel Cohn-Bendit et à sa liste "Europe Ecologie" pendant la dernière semaine de campagne et surtout les 3 derniers jours.

 

Pour être sincère, nous devons reconnaître que notre président s'est fait piégé lors du débat, ce qui a eu pour conséquence d'amplifier les tendances électorales.

 

Nous pouvons tirer quelques leçons de ce scrutin européen qui sont que les européens souhaitent que l’écologie moderne soit un thème central de la vie politique , nous pouvons également remarquer que les grandes formations classiques n’ont pas été épargnées par cette claque et que seules les formations apportant de nouvelles têtes, du sang neuf en politique, ont tiré leur épingle du jeu.

 

Bien sûr, il faut en tirer des conséquences pour être en capacité de rebondir.

Il faut notamment renforcer l'esprit d'équipe au sein du mouvement démocrate et faire émerger de nouveaux talents.

Il faut également aborder plus clairement et plus franchement les thèmes de la modernité (l'économie verte, l'avenir de l'industrie régionale et européenne, la solidarité, le nouveau modèle social, etc. ) pour donner du sens à notre engagement.

 

Mais surtout, dans l'épreuve, il est essentiel de veiller à la dimension humaine de notre aventure, de ne pas céder à la déception ou au découragement et donc de rester soudés, groupés autour de notre président François BAYROU.

 

Le Modem a une force : ses militants. A nous militants, adhérents, sympathisants , responsables locaux chacun à notre échelle de construire le Modem, de faire que ce beau mouvement devienne l'avant-garde , que nous apportions la fraîcheur et l'innovation qu'attendent les français,

 

Il y a urgence à se rassembler et à se mettre au travail autour des thématiques régionales et du projet du MODEM pour renforcer notre identification et notre crédibilité dans l'opinion.

 

Prenez déjà date dans vos agenda pour le 18 juin dès 19h00, pour un accueil régional suivi d’un apéro convivial en Salle Lecanuet au siège du Modem, 133 bis rue de l’Université Paris VII , Métro Invalides

 

Un grand MERCI.

Amitiés démocrates

Marc BERNIER-CREPIN

Vice-Président des jeunes démocrates de Paris chargé de l'accueil et de l'intégration

 

texte fait en collaboration avec John-Anderson Colorado, responsable de la formation chez les Jdem 75 et Virginie Votier Déléguée départementale du Modem Paris

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