03.07.2009
Le Modem doit se réformer en profondeur
À un moment où notre mouvement doit prendre des décisions fondamentales concernant son avenir nous devons nous rappeler ce qui nous a réuni autour de Quitterie Delmas et “les adhérents sont notre force” lors des élections au conseil national.
Notre engagement pour les adhérents d’Ile de France comme pour ceux de tout le MoDem étaient de les mettre au cœur des choix et des décisions du mouvement. C’est aussi ce qui m’avait animé, avec les Démocrates en mouvement, pour proposer lors du congrès fondateur des amendements dans nos statuts pour que le MoDem fonctionne de façon plus transparente et démocratique en respectant la voix des adhérents.
Pourtant notre mouvement ne tire pas assez partie de sa richesse humaine et des multiples talents qui le composent.
Par exemple, si notre mouvement s’était plus appuyé sur l’engagement des centaines adhérents qui composent les commissions nationales, nous aurions marqué des points aux européennes mais force est de constaté que notre mouvement ne l’a pas fait.
Autre exemple, nous voulons faire du parlement français un pouvoir à part entière respectant la séparation des pouvoirs et doté de moyens propres, pourtant notre parlement interne “le conseil national” est loin de fonctionner de cette façon, il ne doit plus être une simple chambre d’enregistrement mais devenir le lieu de débat où notre mouvement décide d’orienter sa stratégie et sa doctrine.
Il est urgent, c’est de définir et de partager et l’une et l’autre.
Ce qui est indispensable c’est de définir notre stratégie d’alliances pour faire avancer nos idées dans un scrutin majoritaire.
Ce qui n’est pas négociable, c’est de permettre aux adhérents de choisir leur candidat.
Voilà le Modem tel qu’il devrait être : des équipes travaillant ensemble en coordination mettant en commun leur capacité au service d’un projet alternatif pour notre pays et respectant la volonté de la majorité des adhérents.
Il est encore temps de tirer les leçons et de revenir aux fondamentaux, ceux de notre congrès fondateurs, de la charte des valeurs et de nos statuts.
La force du mouvement vient de ses militants et de ses adhérents. Ce qu’il faut est simple, c’est de mettre en ligne cette richesse avec les dirigeants du modem.
Plusieurs initiatives ont été prises, certains s’en sont offusqués je les considère toutes comme utiles que ce soit celle de Corinne Lepage, des Promoteurs, des adhérents de l’étranger ou de nombreuses fédérations. Et toutes respectent le leadership de François Bayrou.
Le débat est nécessaire et aujourd’hui incontournable, la lucidité également. Qu’il ait lieu en place publique n’est ni un problème, ni une obligation, à condition de trouver au bout du compte une organisation efficace, des objectifs clairs appuyés sur une doctrine démocratiquement adoptée, une stratégie d’alliances débattues.
J’ai lu des propositions comme celle d’un comité stratégique mais ce comité existe c’est le comité exécutif. Il doit reprendre les propositions des commissions les enrichir et les traduire en vision stratégique puis les mettre en débat et les faire valider par l’instance prévue par nos statuts, le conseil national. C’est du simple fonctionnement et il n’y a aucun comité Théodule à créer.
Des secrétaires nationaux sont prévus par nos statuts, là aussi la décision ne requiert que la volonté de le faire. Ils doivent être légitimes, engagés et compétents et surtout capable de travailler avec les commissions en mettant en valeurs le travail des adhérents.
Pour le programme, les commissions sont ouvertes à tous les adhérents démocratiquement, c’est donc à partir d’elles que doivent se concrétiser les propositions du mouvement pour notre pays.
Côté fédérations, le moindre des constats est d’admettre leur dysfonctionnement. Pourtant notre mouvement en a besoin pour assurer le lien avec les sections et donc les militants. Si le lien entre les fédérations et le mouvement national était établi de façon structurée avec une juste et transparente répartition des moyens, là aussi l’efficacité prévaudrait et les piteuses batailles d’ego seraient marginalisées.
La rénovation de notre parti est la toute première priorité. Je m’attacherai à jouer mon rôle de conseiller national en défendant ces changements à un moment ou nous avons besoin de lucidité autant que de cohésion.
C’est en fédérant cette volonté avec tous ceux qui veulent que le Mouvement Démocrate se remette en marche, en faisant de la politique autrement que nous y parviendrons.
Oui le Modem reste à construire, oui il constitue une voie nouvelle pour le pays, oui c’est encore possible de le réaliser à condition de le faire maintenant. La réunion du conseil national comme les universités de rentrée doivent marquer un tournant décisif, c’est ce que veulent les adhérents et les électeurs.
Vous pouvez compter sur moi.
Christian Delom
Conseiller national d’Ile de France
13:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : générations engagées, modem, bayrou, commissions

