03.07.2009
Le Modem doit se réformer en profondeur
À un moment où notre mouvement doit prendre des décisions fondamentales concernant son avenir nous devons nous rappeler ce qui nous a réuni autour de Quitterie Delmas et “les adhérents sont notre force” lors des élections au conseil national.
Notre engagement pour les adhérents d’Ile de France comme pour ceux de tout le MoDem étaient de les mettre au cœur des choix et des décisions du mouvement. C’est aussi ce qui m’avait animé, avec les Démocrates en mouvement, pour proposer lors du congrès fondateur des amendements dans nos statuts pour que le MoDem fonctionne de façon plus transparente et démocratique en respectant la voix des adhérents.
Pourtant notre mouvement ne tire pas assez partie de sa richesse humaine et des multiples talents qui le composent.
Par exemple, si notre mouvement s’était plus appuyé sur l’engagement des centaines adhérents qui composent les commissions nationales, nous aurions marqué des points aux européennes mais force est de constaté que notre mouvement ne l’a pas fait.
Autre exemple, nous voulons faire du parlement français un pouvoir à part entière respectant la séparation des pouvoirs et doté de moyens propres, pourtant notre parlement interne “le conseil national” est loin de fonctionner de cette façon, il ne doit plus être une simple chambre d’enregistrement mais devenir le lieu de débat où notre mouvement décide d’orienter sa stratégie et sa doctrine.
Il est urgent, c’est de définir et de partager et l’une et l’autre.
Ce qui est indispensable c’est de définir notre stratégie d’alliances pour faire avancer nos idées dans un scrutin majoritaire.
Ce qui n’est pas négociable, c’est de permettre aux adhérents de choisir leur candidat.
Voilà le Modem tel qu’il devrait être : des équipes travaillant ensemble en coordination mettant en commun leur capacité au service d’un projet alternatif pour notre pays et respectant la volonté de la majorité des adhérents.
Il est encore temps de tirer les leçons et de revenir aux fondamentaux, ceux de notre congrès fondateurs, de la charte des valeurs et de nos statuts.
La force du mouvement vient de ses militants et de ses adhérents. Ce qu’il faut est simple, c’est de mettre en ligne cette richesse avec les dirigeants du modem.
Plusieurs initiatives ont été prises, certains s’en sont offusqués je les considère toutes comme utiles que ce soit celle de Corinne Lepage, des Promoteurs, des adhérents de l’étranger ou de nombreuses fédérations. Et toutes respectent le leadership de François Bayrou.
Le débat est nécessaire et aujourd’hui incontournable, la lucidité également. Qu’il ait lieu en place publique n’est ni un problème, ni une obligation, à condition de trouver au bout du compte une organisation efficace, des objectifs clairs appuyés sur une doctrine démocratiquement adoptée, une stratégie d’alliances débattues.
J’ai lu des propositions comme celle d’un comité stratégique mais ce comité existe c’est le comité exécutif. Il doit reprendre les propositions des commissions les enrichir et les traduire en vision stratégique puis les mettre en débat et les faire valider par l’instance prévue par nos statuts, le conseil national. C’est du simple fonctionnement et il n’y a aucun comité Théodule à créer.
Des secrétaires nationaux sont prévus par nos statuts, là aussi la décision ne requiert que la volonté de le faire. Ils doivent être légitimes, engagés et compétents et surtout capable de travailler avec les commissions en mettant en valeurs le travail des adhérents.
Pour le programme, les commissions sont ouvertes à tous les adhérents démocratiquement, c’est donc à partir d’elles que doivent se concrétiser les propositions du mouvement pour notre pays.
Côté fédérations, le moindre des constats est d’admettre leur dysfonctionnement. Pourtant notre mouvement en a besoin pour assurer le lien avec les sections et donc les militants. Si le lien entre les fédérations et le mouvement national était établi de façon structurée avec une juste et transparente répartition des moyens, là aussi l’efficacité prévaudrait et les piteuses batailles d’ego seraient marginalisées.
La rénovation de notre parti est la toute première priorité. Je m’attacherai à jouer mon rôle de conseiller national en défendant ces changements à un moment ou nous avons besoin de lucidité autant que de cohésion.
C’est en fédérant cette volonté avec tous ceux qui veulent que le Mouvement Démocrate se remette en marche, en faisant de la politique autrement que nous y parviendrons.
Oui le Modem reste à construire, oui il constitue une voie nouvelle pour le pays, oui c’est encore possible de le réaliser à condition de le faire maintenant. La réunion du conseil national comme les universités de rentrée doivent marquer un tournant décisif, c’est ce que veulent les adhérents et les électeurs.
Vous pouvez compter sur moi.
Christian Delom
Conseiller national d’Ile de France
13:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : générations engagées, modem, bayrou, commissions
01.06.2009
Invitation à la Grande fête de l'Europe à la Mutualité
Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux, Fadila Mehal et les membres de la liste du Mouvement Démocrate pour la région Ile-de-France ont le plaisir de vous inviter àLA GRANDE FÊTE DE L'EUROPE avec FRANCOIS BAYROU
Mercredi 3 juin à 19h00
à LA MAISON DE LA MUTUALITÉ
24 rue Saint-Victor Paris Vème
Métro : Maubert-Mutualité (ligne 10)
Animations, petite restauration, dédicaces...
Inscriptions par mail à : europeennes.iledefrance@gmail.com ou par téléphone au 01 53 59 20 00

20:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, ps, ump, nouveau centre, européennes 2009, bayrou
07.09.2008
François Bayrou se pose en premier opposant à Nicolas Sarkozy
François Bayrou s'est posé dimanche comme le premier opposant à Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'engager une "régression démocratique".
Le président du MoDem, qui tente de profiter de la méforme du Parti socialiste, a fait du chef de l'Etat sa principale cible tout au long de l'université d'été de son mouvement, à Saint-Raphaël.
"On assiste à une régression d'un certain nombre des principes et des valeurs qui ont fait la République en France", a-t-il lancé en clôture des travaux.
"Dans la Constitution, la première définition de la République, le premier adjectif qui lui est accolé, c'est démocratique. Eh bien, la République en France, elle est de moins en moins démocratique, de moins en moins laïque et sociale et donc de moins en moins République", a-t-il ajouté.
François Bayrou a dénoncé à nouveau le règlement de l'affaire Tapie, la création du fichier Edvige, contre lequel il prône un mouvement de "refus républicain", le financement du RSA et le limogeage du contrôleur général de la police en Corse.
Il a également dénoncé la promotion "obligée" du disque de Carla Bruni, l'épouse du chef de l'Etat, faite par les ministres.
"J'aurais imaginé bien des choses sur la République, mais pas de voir à la sortie d'un conseil des ministres, les ministres de la République, s'étant vus remettre un disque d'une sympathique chanteuse de variétés, être obligés d'en faire la publicité au bas du perron de l'Elysée", a-t-il dit.
Face à ces "injustices", l'ancien candidat à la présidentielle de 2007 entend incarner "une capacité de résistance et une espérance". "Si on cherche une voix pour dire 'non', nous serons là", a-t-il réaffirmé.
François Bayrou a aussi a lancé, sans les nommer, un appel aux socialistes pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.
"Le jour où la question de l'alternance sera à l'ordre du jour, la question sera celle de l'efficacité, car toute victoire électorale suppose des rassemblements", a déclaré le leader centriste.
"Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble."
Gérard Bon
18:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, ps, nc, ump
François Bayrou souhaite un rassemblement de l'opposition d'ici 2012
En clôture de l'université d'été du MoDem, qui se tenait du vendredi 5 au dimanche 7 septembre à Cap Esterel (Var), François Bayrou a lancé un appel au rassemblement pour contrer l'UMP aux élections de 2012, un message qui peut être interprété comme un appel aux mouvements d'opposition français, et en particulier au Parti socialiste.
"J'aurais imaginé bien des choses sur la République, mais pas de voir à la sortie d'un conseil des ministres, les ministres de la République, s'étant vus remettre un disque d'une sympathique chanteuse de variétés, être obligés d'en faire la publicité au bas du perron de l'Elysée", a ironisé le président du MoDem, dimanche. Estimant que les ministres avaient été "obligés de faire la publicité" du disque de Carla Bruni – "une oeuvre sans doute importante, mais qu'il n'est toujours pas question de mettre au programme des écoles !" – François Bayrou a dénoncé l'"extraordinaire ambiance de cour" qui règne à l'Elysée. "Et tout ça n'est pas un hasard". C'est "parce qu'il faut se mettre dans les petits papiers de ceux qui ont le pouvoir suprême", a-t-il ajouté. –(Avec AFP.)
"Le rassemblement suppose d'accepter la différence" et "s'il le faut la concurrence", a expliqué le président du MoDem et ancien candidat à la présidentielle. "Le jour où l'alternance sera à l'ordre du jour, la question sera celle de l'efficacité", a-t-il ajouté, soulignant que "toute victoire électorale suppose des rassemblements". "Nous aurons bien besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble (...) Je sais bien qu'il n'est pas facile de passer des frontières, mais c'est en passant des frontière qu'on bâtit des pays pionniers", a poursuivi M. Bayrou devant les quelque 2 000 militants qui avaient fait le déplacement.
"Je sais que ça représente un effort", a-t-il poursuivi, regrettant que "jusqu'à maintenant, la règle en France c'est de ne parler qu'avec les gens qui sont d'accord avec vous"."Quand je vois des concitoyens qui ont eu jusqu'à maintenant un parcours, un engagement, une filiation qui n'était pas la mienne, je ne vois pas en eux des ennemis, des adversaires ou des étrangers, je vois des concitoyens", a-t-il encore fait valoir, en référence aux présences de l'ancien ministre socialiste Hubert Védrine et de la romancière Fred Vargas.
UN "PROJET DE CONFRONTATION" POUR 2012
Celui qui veut faire du MoDem une "force de résistance" s'en est pris à l'"arbitraire" de certaines décisions gouvernementales récentes, notamment celles concernant Bernard Tapie, la création du fichier Edvige ou encore le limogeage du chef de la sécurité en Corse, Dominique Rossi, pour "crime de lèse-pelouse de copain de sa majesté".
En vue du scrutin de 2012, M. Bayrou a présenté certains axes du "projet de confrontation" qu'il défendra. Ce projet entend favoriser la "création" au niveau des entreprises, des chercheurs et des artistes, propose "une réforme fiscale de grande ampleur qui favorise l'initiative et le risque" et instaure le "prélèvement à la source" de l'impôt sur le revenu, a-t-il expliqué, reprennant les principaux thèmes de sa campagne en 2007 : "séparation des pouvoirs", "loi électorale juste" ou encore indépendance des médias et de la justice.
Pour ce qui est du Nouveau Centre (NC), parti formé par des anciens députés de l'UDF ayant rallié la majorité, qui tenait sa propre université d'été à moins de 80 kilomètres de là, M. Bayrou a tenu à être clair. Il a assuré que son parti ne participerait "à aucune manoeuvre". "Les agitations diverses et variées de groupuscules et de satellites, nous nous en tiendrons le plus éloignés possibles", a assuré celui qui s'honore d'être "hors du chaudron" de la majorité présidentielle.
Hervé Morin, chef de file du NC, a estimé que sa formation politique avait "un péché originel, celui de refuser la stratégie de Bayrou". On a été vécus comme ceux qui allaient à la soupe. On n'a pas été capables d'expliquer la rupture. On a quatre ans pour bâtir nos idées", a-t-il déclaré, visant à construire un un parti "libéral", "social", "humaniste" et "européen".
17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, ump, ps, opposition
04.09.2008
Stop à l'Etat policier
François Bayrou appelle les élus français à participer à un "mouvement de refus républicain" du fichier Edvige, en appuyant un recours qu'il dépose devant le conseil d'Etat, dans une lettre dont copie a été transmise lundi à l'AFP. Dans sa lettre, destinée à "tous les maires de France" et qui va également être envoyée aux "conseillers généraux et régionaux", il annonce sa décision de saisir le Conseil d'Etat contre le fichier Edvige, qui autorise notamment un fichage centralisé des élus....
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, Edvige permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à
l'ordre public", ainsi que des personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique" ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
"Les adresses personnelles, les numéros de téléphone, les adresses électroniques, les signes physiques particuliers, l'immatriculation des véhicules, les informations fiscales et patrimoniales, et toutes les données relatives à l'entourage, aux relations personnelles seront désormais fichées", dénonce François Bayrou. "Plus outrageant encore", les "données concernant l'orientation sexuelle ou la santé pourront être enregistrées "de manière exceptionnelle" ", ajoute-t-il.
Devant une telle "dérive", le député des Pyrénées-Atlantiques devait saisir lundi le Conseil d'État. "Mais j'ai la conviction que seul un mouvement de refus républicain peut faire barrage à une décision déjà prise", ajoute-t-il dans sa lettre. "Un recours au Conseil d'État aurait un poids accru s'il était appuyé par un
grand nombre d'élus ou d'anciens élus".
01:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, edvige, ps, ump, bayrou
11.07.2008
Le Talk : Marielle de Sarnez
La vice-présidente du MoDem était l'invitée du Talk Orange-Le Figaro.
Laurent Guimier - Bonsoir, Marielle de Sarnez. La France va demander l'extradition de l'ancienne Brigade rouge, Marina Petrella. Cette femme a tué un commissaire de police en 1981. Elle est aujourd'hui dans un état psychique très dégradé, faut-il la livrer aux autorités ?
Marielle de Sarnez - Il faudrait compléter votre information parce que l'extradition est demandée par les Italiens. Nicolas Sarkozy a annoncé, aujourd'hui, qu'il était prêt à le faire, mais en même temps il demande qu'elle soit graciée. Tout ceci est un peu ambigu. S'il demande la grâce, c'est qu'il pense que ça serait une meilleure chose pour elle. Je rappelle aussi là-dessus toute la complication de la chose parce qu'il y avait une parole de la France, qui était celle de François Mitterrand, qui les avait accueillis en disant qu'ils ne seraient pas poursuivis en France. Nous sommes donc dans quelque chose de juridiquement, politiquement compliqué d'autant plus qu'elle est dans un état qui ne permettra même pas son transport.
Il y a des symboles qui comptent.
Bien sûr. Je la récuse complètement la violence de cette période-là de toutes mes fibres et de toutes mes forces. En même temps, Nicolas Sarkozy a dit : «Je vous la rends» et «Je vous demande de la gracier». S'il faut la gracier, faut-il la rendre ? C'est une question.
Assistez-vous aux cérémonies du 14 juillet, à Paris ?
Non, pas cette année.
Si vous aviez croisé le président Bachar el-Assad lui auriez-vous serré la main sans aucun problème ?
Non. J'aurais aimé d'abord connaître les résultats de l'enquête avant qu'il ne vienne en France.
Le président syrien dans Le Figaro, mardi matin, a qualifié lui-même sa visite «d'historique» puisqu'elle ouvre à la Syrie une grande porte sur la scène internationale…
Vous savez qu'il y a une enquête en cours et que j'aurais trouvé plus digne de la part de la France d'attendre les résultats de l'enquête avant de lancer cette invitation.
Il ne faut donc pas donner une carte blanche à la Syrie ?
Pas tant qu'on n'a pas les résultats de cette enquête.
On parle de la politique économique, les 35 heures, c'est l'actualité du jour à l'Assemblée : adoption en première lecture du projet de loi sur la démocratie sociale. Il comporte notamment un amendement, qui a été voté la nuit dernière, qui porte de 218 à 235 jours par an la durée maximale de travail pour les cadres. C'est donc un assouplissement quasi définitif des 35 heures. François Bayrou et le MoDem n'ont jamais porté les 35 heures dans leur cœur, et vous votez contre cette loi. Est-ce un paradoxe ?
Il y a quelque chose sur la forme qui me dérange. Moi je crois à une société dans laquelle il faut des corps intermédiaires forts. À partir du moment où l'on avait demandé aux syndicats de réfléchir sur deux points qui étaient premièrement, la question de la représentativité et deuxièmement, la question de l'assouplissement. Que les syndicats avaient fait le travail. Ils ont fait le job. Ils ont proposé un assouplissement. Quand vous remettez cela en cause, quelque part c'est remettre en cause une parole donnée et je trouve que l'on rentre dans un système de défiance qui n'est pas forcément une bonne idée.
D'accord, mais on est derrière cette polémique. Il y a une loi.
Je ne suis pas derrière cette polémique. Je considère qu'à partir du moment où l'on a confié cela aux partenaires sociaux…
Cela va laisser des traces.
Bien sûr que cela laissera des traces. Parce que si vous dites aux partenaires sociaux : «Allez-y, je vous fais confiance. Avancez». Ils ont avancé. Puis, vous leur dites : «Vous pensiez que j'allais vous laisser faire. Finalement, non, c'est moi qui reprends la main.» Pourquoi voulez-vous ensuite qu'ils soient responsabilisés ? Si on veut les responsabiliser, il faut leur déléguer des responsabilités jusqu'au bout. Par ailleurs, au détour de la nuit, au détour d'un amendement, augmenter le nombre de jours travaillés pour les cadres, comme s'ils ne subissaient pas assez les pressions qui sont aujourd'hui lourdes dans le monde du travail, il y a quelque chose là-dedans qui va à rebours de la modernité.
On parle encore beaucoup de cette phrase de Nicolas Sarkozy prononcée ce week-end sur les grèves qu'on ne voit pas quand elles se déroulent. Écoutez ce que Ségolène Royal disait ce matin de Nicolas Sarkzoy sur ce sujet. C'est sur RTL. (Passage vidéo) Un peu caricatural quand même ?
Je laisse ces propos à Ségolène Royal et en même temps je regrette les propos de Nicolas Sarkozy qui sont pour moi, des effets de manches de tribune. Je rappelle que Nicolas Sarkozy est tout de même le président de la République française, président de tous les Français et que ces propos ne choquent plus personne, mais moi ça me choque, car ils ont été tenus à la tribune du rassemblement de l'UMP.
Le président de la République ne peut pas aller à l'UMP ?
Moi je trouve que c'est un petit peu choquant, quand vous êtes président de la République, vous êtes président de tous les Français. En tous les cas c'est l'idée que je me fais de la fonction. C'est une fonction qui rassemble les Français, qui représente l'ensemble des Français, et ce n'est pas une fonction de chef de parti. Et vous voyez, cela amène ce genre de petites phrases qui franchement n'apportent rien au débat.
On va jouer à un jeu. Vous avez dit à un chat, il y a quelques jours : «Ce serait bien que la politique française permette de proposer, avancer, réfléchir, construire en évitant la simplification qui résume la vie politique en un affrontement entre deux camps.» Le jeu est donnez-moi une chose positive qu'a fait Nicolas Sarkozy depuis son élection ?
Avoir confié, dans un premier temps, la responsabilité aux partenaires sociaux pour justement plus de flexibilité et de souplesse dans le temps de travail, je l'avais salué et je trouvais que c'était…
Vous allez me dire que ça s'est écroulé ?
Je trouvais que c'était une bonne chose. Faire voter quelque chose sur l'intéressement et sur la participation, je trouve que c'est bien et que ça va dans le bon sens. J'attends de voir comment cela se réalisera ensuite pour les salariés. Moi je me sens coresponsable de l'avenir de mon pays. Nous n'avons pas partie liée avec le gouvernement ou l'UMP, nous sommes libres, indépendants. Quand on est libre, on peut aussi reconnaître quand les choses se font. En même temps, vous savez que nous ne défendons peut-être pas la même vision ou le même projet de société. Enfin, la moindre des choses dans une démocratie c'est d'avoir ce droit-là.
J'ai lu dans l'agenda du MoDem de cette semaine, que c'était la fin de la consultation nationale des adhérents. Combien y a-t-il d'adhérents, en ce moment, au MoDem ?
Soixante-cinq mille, je crois.
Qu'est-ce un adhérent chez vous ? Ce sont des gens à jour de cotisation ?
C'est quelqu'un à jour de cotisation 2008 ou qui, s'il est à jour de cotisation en 2007, doit se mettre à jour en 2008 pour voter. Je crois que je n'ai pas dit de bêtises.
Ce ne sont pas des gens qui se sont inscrits sur Internet, etc… Ce sont des gens qui ont donné de l'argent.
Non, c'est une chose sérieuse.
Une petite question sur le conseil de Paris. À quoi vous sert le conseil de Paris si vous n'êtes ni dans la majorité ni dans l'opposition ? Sur des cas très concrets, au-delà de donner votre avis.
Il n'y a qu'en France où l'on a cette façon de voir la politique.
Parce qu'il y a des dossiers et il faut trancher.
Mais pardon, si vous me posez une question, je vais vous répondre avec grand plaisir en plus. Je pense que c'est une façon très simplificatrice de penser la vie politique entre «je suis pour» ou «je suis contre». Je suis dans la majorité ou je suis dans l'opposition. Je suis parlementaire européenne et heureuse de l'être. Au Parlement européen, jamais nous ne pensons en ces termes-là. Il n'y a pas de majorité ou d'opposition. Il y a des groupes de sensibilités différentes. Le pouvoir du Parlement européen est très fort, très lourd, quelquefois plus consistant que le pouvoir du Parlement national, par exemple, en France. On a davantage de pouvoir, notamment avec ce qu'on appelle la codécision où les textes importants du Conseil européen ne sont pas adoptés si le Parlement européen ne les valide pas. Jamais nous ne réfléchissons en termes de majorité et d'opposition. Il y a l'expression de plusieurs sensibilités et quand on est autour de la table, on travaille ensemble pour l'intérêt général commun européen. C'est mon rêve aussi pour la France.
On termine avec trois questions d'internautes déposées toute la journée sur le Figaro.fr et Orange Actu. Question de Mickey : «Êtes-vous candidate aux européennes en 2009 ?»
Oui, je pense que je le serai. Je suis sortante dans la région de l'Ile-de-France où j'avais conduit la liste la dernière fois. J'espère l'être pour l'année prochaine.
Question d'Alexandre : «Les médias en font-ils trop aujourd'hui autour d'Ingrid Betancourt ?»
Moi j'ai été très touchée par cette femme. Je trouve qu'elle a une force formidable. J'ai eu la chance de voir ses enfants trois ou quatre fois et je trouve formidable leur combativité. Je pense qu'il y a un moment où elle dira d'elle-même : «Stop, j'ai envie d'intimité, de me retrouver avec ma famille». Et je pense que ce moment viendra d'elle.
Dernière question de Benoît : «Où serez-vous le 8 août, à 8 heures du matin ?» Vous savez de quoi je veux parler : c'est la cérémonie d'ouverture des Jeux.
Je ne serai pas à Pékin, je ne communierai pas. Il y a quelque chose qui me choque dans cette affaire de Pékin. Bien sûr les Jeux sont un moment de sport formidable, mais il n'y a pas que la question du Tibet, il y a aussi la question de la démocratie et des droits de l'homme en Chine. Il ne faut pas l'oublier. Et notamment la question des internautes en Chine parce qu'aujourd'hui on s'exprime sur Internet. Les internautes n'ont simplement pas la possibilité de surfer et de poser un certain nombres de mots qui sont Tibet, Tianan Men, Taïwan, vous n'avez même pas le droit de le faire sur l'Internet chinois.
Si vous voyez Nicolas Sarkozy à la télévision à 8 heures, le 8 août ?
Je le verrai au Parlement européen, jeudi matin.
Cela veut dire s'il est là-bas ?
J'aurai préféré que la France à la limite se conduise comme Angela Merkel. Elle dit les choses assez crûment aux Chinois. Moi je pense que les Chinois respectent ceux qui leur disent les choses en face et qui ne changent pas d'avis plusieurs fois. Je ne suis pas sûre que la position de la France ait été assez ferme de ce point de vue là.
Éloge du rapport de force.
Oui, cela n'empêche pas les Allemands de vendre beaucoup plus que nous aux Chinois
Merci, Marielle de Sarnez.
10:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, de sarnez, bayrou, ump, ps, paris
10.05.2008
10 mai : commémorer l’abolition de l’esclavage et dénoncer les discriminations en France
La communauté afro-antillaise se donne rendez-vous le 10 mai 2008 en France pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite. Génération Consciente et le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) organisent samedi "La Marche des Libertés". La question de l’itinéraire a fait débat mais les associations se sont finalement mises d’accord sur un trajet ralliant la place de la République à celle de la Bastille.
Une date « choisie par la République française comme journée officielle du souvenir de l’esclavage », explique Claudy Siar, directeur général de Tropiques FM et président de Génération consciente. « C’est le 10 Mai 1802 que Louis Delgrés appela au soulèvement de la population de la Guadeloupe contre le rétablissement de l’esclavage et fit placarder sur les murs de Basse-Terre un manifeste au nom de la fraternité universelle. C’est aussi le 10 mai 2001 que le sénat a définitivement adopté la loi dite Taubira, dont l’article premier a une portée historique puisqu’il définit pour la première fois officiellement la traite des Noirs et l’esclavage comme un crime contre l’humanité ».
La France doit se mobiliser
Au-delà du souvenir et de l’hommage rendu aux descendants d’esclaves, le 10 mai est placé cette année sous le signe de la lutte contre les discriminations. Pour M. Siar, l’esclavage existe encore dans la société française sous la « forme de la discrimination raciale, de la discrimination à l’embauche, au logement et bien d’autres formes de rejet de l’autre ».
« Nous avons un passé commun avec les Français et les Européens. Il est important que le citoyen se sente concerné et se recueille », affirme Alain Bidjeck, président de l’association Orig’in. « Soyons cent mille et bien plus, à rappeler le crime de l’esclavage et à poser le problème des discriminations faites aux femmes, aux hommes et aux enfants dans notre pays », exhorte pour sa part M. Siar dans son appel à la marche. « Quelque soit la couleur de la peau, le sexe, la religion des personnes que l’on discrimine, nous nous devons d’être là, prêt à refuser toute forme d’injustice ».
Le 10 mai en musique avec Africaphonie
L’association Orig’in organise également samedi la seconde édition du festival Africaphonie au Cabaret Sauvage. Deux ans auparavant, le concert du CRAN avait été annulé sous la pression de nombreuses associations qui souhaitaient garder le côté « solennel » de la commémoration. « On ne peut pas se limiter à une manifestation solennelle », note M. Bidjeck. « Il existe plusieurs façons de s’exprimer. Le travail de mémoire à travers la culture est très important. Les artistes et leurs témoignages ont aussi leur rôle à jouer et une célébration culturelle du 10 mai est un bon moyen de se libérer de la douleur ».
Conforté par le succès du festival en 2007, M. Bidjeck a décidé de renouveler l’expérience. « Ce repère symbolique permet de rassembler et de générer des initiatives culturelles, économiques et sociales (…) une manifestation culturelle créée pour célébrer l’histoire et la richesse de ces cultures dont l’origine est l’Afrique », indique le président de l’association. Documentaires, courts métrage et compilations, autant de supports qui seront mis à la disposition du grand public pour donner un regard contemporain au sujet et « apporter un volet plus informatif et pédagogique » sur cette histoire. Des manifestations sont également organisées à Lyon, Marseille ou encore Nantes.
14:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, ump, ps, bayrou, antilles, afrique
25.01.2008
Paris a besoin d’une offre nouvelle, Interview de Marielle de Sarnez
Marielle de Sarnez, tête de liste Modem à Paris, a répondu avec vigueur aux questions souvent percutantes des internautes du quotidien gratuite Metro.
Quelques extraits :
Pensez-vous vraiment avoir des chances de devenir maire de Paris?
Oui. Je suis challenger. Mais je veux créer la surprise. Je crois que c’est possible et que les Parisiens attendent autre chose.
Donnerez vous une (ou des) consigne(s) de vote à Paris au 2ème tour ?
Je veux changer l’esprit de gouvernance à Paris. Je ne crois plus que le critère droite-gauche soit pertinent pour répondre aux attentes des Parisiens dans leur vie quotidienne. Si vous regardez les 36.000 communes de France, plus de 95% d’entre ells sont gérées par un maire qui est entouré d’une équipe qui représente toutes les sensibilités politiques. Je crois qu’il serait temps que Paris soit gouverné de cette façon. Pour moi, la propreté, par exemple, n’est pas une droite ou de gauche.
Quel a été le déclic pour votre candidature?
Depuis ces dernières années, je pense que Paris a besoin d’une offre nouvelle, j’ai vu la vieille habitude politicienne de l’UMP sur la question du tramway, par exemple : cette formation politique votait contre car elle était portée par quelqu’un d’un autre camp. Moi j’ai voté pour car je trouvais que c’était une bonne chose pour Paris. C’est aussi pour cela que je me suis engagé.
Votre candidature à Paris, volonté du cœur ou stratégie?
Volonté du cœur d’abord et puis, stratégie aussi pour changer la façon de faire de la politique, en particulier dans nos villes.
Selon vous, la bataille de Paris se joue-t-elle essentiellement sur le XIIe arrondissement?
Pas essentiellement. Elle se joue pour moi aussi dans la manière d’aborder cette gouvernance. Je trouve que Paris est une ville de plus en plus fracturée, sociologiquement, politiquement, électoralement, entre l’Est et l’Ouest. D’un côté des ghettos de pauvres, de l’autre des ghettos de gens aisés. D’un côté gérés par la "gauche", de l’autre gérés par la "droite". C’est tout cela que je veux changer, je veux recréer l’unité de Paris.
Pouvez nous donner 3 grands axes de votre campagne ?
Je suis omnubilée par la situation difficile des classes moyennes dans notre ville. Si vous êtes un jeune couple de professeurs des écoles avec deux enfants, si vous êtes une mère qui élève ses enfants seuls, la vie est de plus en plus difficile à Paris. J’ai une obsession : c’est la question du logement. Je veux créer des logements intermédiaires, accessibles pour les classes moyennes, pour leur permettre de rester à paris. Je veux aussi améliorer les transports, pas seulement davantage de transports, mais aussi des transports plus confortables. Je veux que la vie soit meilleure, plus agréable, qu’on puisse accéder à une place de crèche plus facilement, inscrire son enfant au conservatoire de musique, trouver des terrains de sport, accéder à des bibliothèques pendant le week-end. Je veux améliorer la ville en créant un parc de 10 hectares au nord de Paris, une coulée bleue le long de la Seine.
vous affirmez un renouveau des têtes de liste
J’ai des têtes de listes formidables, qui sont à l’image de Paris. J’ai douze femmes sur 20 têtes de liste. C’était important de féminiser les équipes et de même beaucoup de diversité, socioprofessionnelle, dans ceux qui portent nos couleurs. J’ai voulu cette liste à l’image de la diversité parisienne.
Faut-il politiser les élections municipales (puisque c’est le sujet de discussion du moment)?
Non, je suis contre, je pense que l’UMP fait fausse route. Les seuls qui doivent être propriétaires des élections, ce sont les Parisiens. On n’est pas là pour l’intérêt d’un parti, mais pour celui des Parisiens. C’est en tout cas ma vision.
que retenez-vous de bon danse bilan de Delanoë? Et de pire?
Je trouve que Bertrand Delanoë a su représenter une certaine modernité en 2001. Je suis d’accord avec lui quand il soutient qu’il faudra diminuer la place de la voiture dans Paris. Je pense cependant qu’il y a des moyens différents pour y arriver. Je l’ai soutenu quand il a mis en place le tramway, de même pour Velib, même si j’ai pu regretter que cela n’ait pas été conçu comme devant se faire au niveau de notre agglomération plutôt que sur Paris intra muros.
Qu’est ce qui peut être amélioré sur Vélib?
Je pense que les utilisateurs devraient pouvoir être associés au signalement des problèmes mécaniques.
Logements sociaux, quel est votre programme?
Je souhaite que Paris atteigne les 20% de la loi SRU dès 2014. Je souhaite qu’on revoie l’équilibre entre les différents types de logements sociaux proposés, qu’on augmente le nombre de logements ultra sociaux et le nombre de logements pour les classes moyennes. Je souhaite favoriser la mixité et donc imposer un pourcentage de logements sociaux dans toute nouvelle construction. Et je souhaite favoriser la diversité au sein même des logements sociaux. Proposer davantage de logements pour les familles et les étudiants, par exemple. Par ailleurs, nous devrons améliorer le taux de rotation du logement social, qui est l’un des plus bas de France. Requalifier certains quartiers de l’Est et du Nord parisien, qui atteignent 40 à 50% de logements sociaux. Et favoriser l’accession sociale à la propriété.
Votre vision de Paris dans 5 ans?
Une ville moins fracturée. Une ville ouverte sur son agglomération. De nouveaux espaces verts, de nouveaux éco-quartiers, des équipements de proximité plus nombreux, des transports confortables et en nombre suffisant. Des rues où les piétons pourront se sentir en sécurité, des pistes cyclables pour les vélos, des places en crèche en nombre suffisant. Des zones trente à côté de chacune des écoles.
Comment vous déplacez-vous dans Paris?
A pied, ou en vélo, ou en métro.
Que voulez-vous faire en matière de sport à Paris?
D’abord rendre plus accessibles les équipements sportifs qui existent, le soir, le week-end et notamment pendant les vacances scolaires. Aider davantage les associations sportives de quartier. Mieux aménager les bois de Vincennes et Boulogne.
Selon vous, les femmes ont-elles autant de chance que les hommes en politique?
Non, c’est plus difficile pour les femmes de faire de la politique que les hommes. Il faut une immense disponibilité, ce qui n’est pas toujours possible, surtout quand on élève des enfants. En même temps, jamais la politique n’a eu autant besoin de femmes pour la faire évoluer. Je suis députée européenne. Au parlement européen, il ya près de 50% de femmes. je trouve qu’on y fait de la politique plus constructive, moins anecdotique. Il y aurait tout à gagner à ce qu’il y ait davantage de femmes dans la politique en France, à tous les niveaux.
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24.01.2008
Rapport Attali: des "idées qui risquent de déstabiliser la société"
François Bayrou a identifié mercredi dans le rapport Attali sur la croissance des "idées qui risquent de déstabiliser la société française", comme la relance de l'immigration ou la libéralisation de la grande distribution. "La relance de l'immigration pourrait économiquement avoir des effets bénéfiques, mais ces effets risquent de se heurter à une déstabilisation supplémentaire de la société française, et au bout du compte, à de graves déséquilibres dans le pays".
Concernant la libéralisation de la grande distribution François Bayrou a souligné que "si ça tue le commerce de centre-ville, c'est la société française qui va être fragilisée".
"La France a vécu avec un certain nombre de professions qui maillaient le territoire national et qui participent de notre équilibre de société. Je n'arrive pas à croire que les notaires et pharmaciens soient les responsables de l'absence de croissance de la France".
François Bayrou a enfin espéré que la proposition de suppression des départements serait bien écartée car elle "ignore tout de la réalité de la France profonde"
"Beaucoup de ces mesures apparaissent comme négligeant la société française, qui a besoin qu'on la renforce, qu'on la soutienne et qu'on la ménage, et pas qu'on la gouverne uniquement par des mesures dont beaucoup sont idéologiques".
François Bayrou a cependant trouvé dans le rapport des mesures "souhaitables", qui concernent "l'éducation, la formation, la recherche, la connaissance", la "gouvernance de l'Etat" ou "l'amélioration des infrastructures". Mais il a souligné que certaines d'entre elles constituent "des voeux pieux" citant la proposition que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul, l'anglais, et l'informatique. C'est "très loin de la réalité tant qu'on ne passe pas à des travaux pratiques très exigeants en termes de suivi et de moyens".
08:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, ump, ps, attali, actualité
09.01.2008
François Bayrou dénonce la "politique du tournis" de Sarkozy
Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a dénoncé mercredi "la politique du tournis" et "une fuite en avant éperdue" de Nicolas Sarkozy, au lendemain de la première conférence de presse du chef de l'Etat à l'Elysée. "La politique du tournis, pour nous, c'est le contraire d'une vraie politique de réforme", a déclaré M. Bayrou lors de ses voeux à la presse au siège de son parti à Paris.
L'ex-candidat à l'Elysée a déploré des "annonces précédant toujours la réflexion, dans une fuite en avant éperdue, où le lendemain perd de vue ce qui a été dit la veille".
"On a une impression d'improvisation, d'influences contradictoires, de foucades, toujours assénées sur le même ton volontariste". "Mais où est la logique, où est la cohérence, où est la préparation, où est la négociation préalable?", a-t-il demandé.
Faisant le bilan des huit premiers mois au pouvoir de Nicolas Sarkozy, le "troisième homme" de la présidentielle a relevé une impression de "confusion" et de "désillusions", prenant l'exemple du travail et du pouvoir d'achat.
"J'imagine que si l'on supprime les 35 heures, c'est pour allonger la durée du travail", a-t-il dit. "Et donc on va remplacer des heures supplémentaires, payées 25% de plus, non chargées et non imposées, par des heures normales, payées 25 % de moins, chargées et imposées".
"Si je compte bien, c'est donc travailler plus pour gagner moins", a-t-il jugé.
Il a cité une récente analyse de Denis Kessler, ancien numéro 2 du Medef, selon lequel les réformes décidées consistent à "défaire méthodiquement tout ce qui a été fait en France à partir du programme du Conseil national de la résistance".
Le député des Pyrénées-Atlantiques a critiqué d'autres annonces du chef de l'Etat, comme l'éventuelle suppression de la publicité sur les chaînes publiques, "un incroyable cadeau aux télévision privées", ou la réécriture du préambule de la Constitution: "les grands principes s'expriment de manière simple, moins on les change, mieux c'est".
Il s'en est pris une nouvelle fois à la conception du pouvoir de Nicolas Sarkozy, fustigeant "l'idée fausse que dans un pays comme le nôtre, on peut décider de tout au sommet" et le "pouvoir d'un seul homme, c'est bien cela qu'on appelle monarchie", y décelant un côté "puéril" mais aussi "régressif pour la société".
"C'est la sagesse qui aujourd'hui manque le plus", a-t-il estimé, regrettant "les mots utilisés comme rideau de fumée pour dire le contraire de la réalité".
"On dit politique de civilisation, et la réalité est abandon de la civilisation au profit de la société de la force, de l'argent et de la "pipolisation", a-t-il jugé.
Celui qui a souvent dénoncé l'"instrumentalisation de la vie privée" a souligné au passage que "la pudeur est une bonne vertu".
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