25.06.2009

Pour que le Modem soit le porte-voix des jeunes !

Depuis quelques jours voire semaines, j’entends que les générations plus âgées ou même de notre âge sont surpris que nous, les jeunes, soyons déprimés.

Il faut déjà remarquer que ces commentateurs ou pseudo-jeunes sont tous des bobos gagnant deux ou trois fois le SMIC et qui n’ont jamais connu la Bohème.

Rappelons quelques bases un étudiant boursier a maximum 400 euros pour vivre, le loyer moyen pour un cagibi est de 550 euros sur Paris, n’oublions pas les factures obligatoires de téléphones, Internet, transports en commun et on commence le mois avec un découvert mini de 300 euros sans avoir fait les courses pour manger !
Quel est ce pays qui laisse délibérément vivre ces jeunes sous le seuil de pauvreté ?

Nous voici donc à 25 ans à devoir se restreindre pour tout, finies les sorties cinoche, les bars et boites de nuit à 8 euros la bouteille d’eau ou le coca. Alors on ose encore se demander pourquoi on déprime et pourquoi on ne croît plus en l’avenir ????
A l’âge où nos parents sortaient, partaient en vacances, nous nous vivons reclus chez nous à chercher le restaurant qui sert le couscous gratuit le vendredi et le samedi, à se renseigner sur les aides d’urgence, sur les associations qui peuvent nous remplir le frigo.
Demandons nous aussi pourquoi les jeunes téléchargent et n’achètent plus de DVD ou de CD qui coûtent minimum 15 euros et que l’on écoute pour deux ou trois titres oubliés en deux mois.

Alors tous ces donneurs de leçons ou commentateurs vivant dans le XVI° chez leurs parents ou qui vivent confortablement dans leur 3 pièces qui se permettent de parler des préoccupations des jeunes n’ont qu’à se taire car ils n’y connaissent rien à la réalité de la vie d’un jeune lambda. Je commence à saturer de tous ces textes de pseudo compassion ou jouant sur l’affect tels une catharsis rédigés par des personnes qui n’y connaissent rien à cette vie d’étudiant ou de jeune smicard n’ayant droit à aucune aide.

Nous ne sommes pas résignés mais simplement dans l’incapacité de nous faire entendre et d’être représentés car pour s’engager en politique il faut avoir une aisance et le temps de s’engager ce qui n’est pas le cas de tous les smicards et étudiants devant bosser après la fac ayant un ou deux petits boulots d’appoint.

Alors cessez de faire croire que vous nous représentez et pire que vous nous comprenez car vous n’y connaissez rien à la réalité de ceux que nous vivons !
Et tant que vous n’aurez pas compris cela, vous ne verrez pas de jeunes grossir vos rangs et se déplacer pour voter.
C’est à nous jeunes engagés de faire remonter les préoccupations des étudiants pour que le Modem soit le parti proche de nous et qu’il soit notre porte-voix !



Marc Bernier-Crépin

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